22/03/2009

LA FAPSE N'EST PAS COMPETENTE EN MATIERE DE FORMATON PROFESSIONNELLE

 

FORMATION DES MAITRES DU SECONDAIRE I ET II A LA FAPSE :

EXTRAVAGANTE, MAUVAISE , INADEQUATE

 

Depuis combien de temps l’ARLE et le PRG avec le soutien de l’UDC martèlent la même chose : il faut sortir la formation des maîtres primaires de la FAPSE et créer une HEP pour dispenser une véritable formation adaptée à la réalité du terrain. Le PRG avec l'UDC ont déposé un projet de loi allant dans ce sens (PL 10316).

Et maintenant on apprend que la formation des maîtres du secondaire I et II à la FAPSE, depuis la fermeture de l’IFMES (institut de formation des maîtres du secondaire I et II) l’année passée, pose de GROS PROBLEMES.

Plus de 140 enseignants en formation sur env. 160 ont signé une pétition se plaignant d’une formation inadaptée à la réalité, déséquilibrée entre la pratique qui est sous-représentée et la théorie, avec une surcharge de travail dû à « des cours et des travaux à rendre totalement inutiles et inintéressants » d’après certains maîtres en formation.

« Je perds mon temps à l’uni » entend-on en discutant avec ces maîtres.

Dans des procès-verbaux de l’Union (syndicat des enseignants du PO) et de la FAMCO (syndicat des enseignants du Cycle d’orientation) on fait les mêmes constats :

- Enseignement à l’uni (FAPSE) inadapté et mauvais

- Cours crédités sur des bases incomprises

- Surcharge de travail

- Année transitoire extravagante

Le responsable de cette formation, doyen de la FAPSE estime en plus que les maîtres en formation, qui assument un poste de 10h à 12 heures dans une école ne devraient pas participer à la vie de l’école !

Voyez-vous cela ! C’est une aberration totale et montre que ce Monsieur n’est pas du tout compétent en matière de formation professionnelle ! Les conseils de classe, réunions de professeurs etc. font également partie intégrante du métier d'enseignant.

En plus dans les faits il n’existe AUCUNE BASE LEGALE pour cet institut de formation universitaire. Le Pl 10432 pour une formation des maîtres primaires et secondaires à l’uni vient d’être déposé par le CE et il est actuellement à l’étude au sein de la commission de l’enseignement supérieur.

Monsieur Ch. Beer n’a pas de scrupules pour se moquer des lois et du Grand Conseil. Tout le monde se rappelle des 93 directeurs engagés sans base légale. Et toujours aucun projet de loi à ce sujet n’a été déposé !

Tout ce qui précède nous montre bien que la FAPSE n’est pas apte à former des maîtres. L’université est le lieu où on effectue de la recherche. C’est un lieu où l’enseignement reste théorique, et c’est très bien comme cela.

Mais ici il s’agit d’une formation professionnelle ! Et l’université de Genève n’a visiblement pas les compétences suffisantes pour s’en charger.

A titre de comparaison, les titulaires d’une licence en droit font un stage de 2 ans dans une étude d’avocat et ne retournent pas à l’uni pour devenir avocat.

 

 

 

06/02/2009

LE DIP avec Ch. BEER: VERS UNE DICTATURE ?

LE COMMUNIQUE DU DIP ou

CH. BEER QUI SE MOQUE DU GRAND CONSEIL

 

Instruction publique

Actualités

4.2.2009

L'Institut universitaire de formation des enseignant-e-s ouvrira ses portes à la rentrée 2009



 

Le Conseil d’Etat a en effet adopté un projet de loi pour un tel institut.

Le DIP a envoyé le 5 février 2009 à tous ses fonctionnaires par la messagerie de l’Etat, destinée à des fins professionnelles (dixit le DIP lui-même dans un communiqué d’il y a quelques mois), un communiqué expliquant le fonctionnement de ce futur institut .

Comme tout le monde le sait, le Conseil d’Etat n’est en aucun cas habilité a adopter une loi. C’est l’affaire du Grand Conseil.

Hors dans ce communiqué le DIP nous annonce que cet institut ouvrira ces portes encore cette année !

Il s’agit d’une arrogance éhontée !

 

Et évidemment il ne dit pas qu’un autre projet de loi des RADICAUX soutenu par l’UDC pour une HEP (haute école pédagogique), le PL 10316, beaucoup moins coûteux a été déposé en 2008 et n’a pas encore été traité en commission de l’enseignement

On n’a pas le droit de parler de démocratie quand on se comporte ainsi !

Ch. Beer se comporte à l’instar d’un dictateur, d’abord les 93 directeurs, puis les conseils d’établissement et maintenant un institut de formation à l’université, dans un département connu pour ses pédagogistes qui s’étaient opposés à la réintroduction des notes plébiscitée par plus de 75% de la population genevoise.

 

 

 

04/02/2009

UNE FOLIE DU CONSEIL D'ETAT ?

 

 

ENCORE UN PROJET DEMESURE DE CH. BEER

Notre chef du DIP adore les projets coûteux. Il voudrait que les instituteurs du canton de Genève soient formés à l’université, avec 5 années d’études . Et il semblerait que le Conseil d’Etat Genevois soit d’accord avec ce projet.

Dans la plupart des autres cantons de Suisse les enseignants de l’école primaire sont formés dans une HEP, une Haute Ecole Pédagogique avec trois années d'étude.

 

Alors, adieu HARMOS ! Les enseignants des autres cantons suisses, pratiquant leur métier depuis des années  et qui voudraient venir enseigner à Genève, devraient donc faire 2 années d’étude de plus pour avoir ce droit ?

C'est ce qu'on appelle de la discrimination, non ?

C’est aberrant. En plus M. Ch. Beer est totalement incohérent ou alors raconte-t-il n’importe quoi ?

Il prétend que la nomination des 93 directeurs de l’école primaire faisait partie de l’harmonisation scolaire suisse (Harmos), bien que dans aucun autre canton suisse ils existent autant de directeurs dans cet ordre d’enseignement. Et pour la formation des maîtres il veut imiter la France, et tout d’un coup il se moque de Harmos. Est-il encore crédible ?

Une question importante :

Pourquoi faut-il à tout prix éviter que les maîtres de l’école primaire soient formés à la FAPSE  (faculté de la psychologie et des sciences de l’éducation) ?

D’abord à la FAPSE on était contre la réintroduction des notes à l’école primaire. Cette faculté est également  partiellement responsable de la rénovation catastrophique à l’école primaire  dont les élèves subissent encore les conséquences.

Puis une université doit s’occuper de la recherche et doit mettre l’accent sur une formation théorique.

Mais un enseignant a besoin d’être formé le plus prêt du terrain. La formation doit essentiellement être pratique, le plus loin possible de ces personnes qui essaient d’endoctriner les étudiants avec des vérités toutes faites, en tenant compte seulement de certaines études qui les arrangent et qui ne peuvent s’appliquer devant une classe.

Il doit pouvoir se former en pratiquant ce métier le plus souvent. Les observations des cours donnés par des maîtres nommés et les analyses doivent constituer simplement un tout petit pourcentage dans cette formation. Hors actuellement cette partie d’observation prend une place prépondérante dans la formation des futurs instituteurs. Et la FAPSE ose appeler cela "la pratique" !

Les théories ne s’appliquent que très rarement en classe, chaque cours, chaque classe, chaque moment de la journée demande une flexibilité de l’enseignant qu’il ne peut acquérir sur le banc de l’université, en plus en écoutant des gens qui n’ont jamais enseigné de leur vie dans cet ordre d’enseignement.

Et puis, si on rallonge les études de 2 ans et il faudra payer les futurs instituteurs en classe 20, comme les enseignants du secondaire I et II. Qui payera la facture ?

Evidemment, les syndicats verraient cela d’un très bon œil, mais je ne peux tout de même pas m’imaginer que les partis de droite soutiennent un tel projet venant de la gauche .

Le PRG a déposé un projet de loi pour une HEP, le PL 10316, soutenu par l’UDC.

Les Libéraux et les PDC vont-ils vraiment suivre les socialistes, contre les Radicaux et l’UDC ?

Les libéraux vont-ils vraiment de nouveau suivre les syndicats, comme à l’époque de MBG ? Nous connaissons le résultat de ce règne, un Cycle d’Orientation totalement mis à mal ! Alors tout le monde devrait avoir compris ce que cela signifie de suivre ces mouvements dans ce type de dossier !

Inimaginable, ne pensez-vous pas ?