04/02/2009

UNE FOLIE DU CONSEIL D'ETAT ?

 

 

ENCORE UN PROJET DEMESURE DE CH. BEER

Notre chef du DIP adore les projets coûteux. Il voudrait que les instituteurs du canton de Genève soient formés à l’université, avec 5 années d’études . Et il semblerait que le Conseil d’Etat Genevois soit d’accord avec ce projet.

Dans la plupart des autres cantons de Suisse les enseignants de l’école primaire sont formés dans une HEP, une Haute Ecole Pédagogique avec trois années d'étude.

 

Alors, adieu HARMOS ! Les enseignants des autres cantons suisses, pratiquant leur métier depuis des années  et qui voudraient venir enseigner à Genève, devraient donc faire 2 années d’étude de plus pour avoir ce droit ?

C'est ce qu'on appelle de la discrimination, non ?

C’est aberrant. En plus M. Ch. Beer est totalement incohérent ou alors raconte-t-il n’importe quoi ?

Il prétend que la nomination des 93 directeurs de l’école primaire faisait partie de l’harmonisation scolaire suisse (Harmos), bien que dans aucun autre canton suisse ils existent autant de directeurs dans cet ordre d’enseignement. Et pour la formation des maîtres il veut imiter la France, et tout d’un coup il se moque de Harmos. Est-il encore crédible ?

Une question importante :

Pourquoi faut-il à tout prix éviter que les maîtres de l’école primaire soient formés à la FAPSE  (faculté de la psychologie et des sciences de l’éducation) ?

D’abord à la FAPSE on était contre la réintroduction des notes à l’école primaire. Cette faculté est également  partiellement responsable de la rénovation catastrophique à l’école primaire  dont les élèves subissent encore les conséquences.

Puis une université doit s’occuper de la recherche et doit mettre l’accent sur une formation théorique.

Mais un enseignant a besoin d’être formé le plus prêt du terrain. La formation doit essentiellement être pratique, le plus loin possible de ces personnes qui essaient d’endoctriner les étudiants avec des vérités toutes faites, en tenant compte seulement de certaines études qui les arrangent et qui ne peuvent s’appliquer devant une classe.

Il doit pouvoir se former en pratiquant ce métier le plus souvent. Les observations des cours donnés par des maîtres nommés et les analyses doivent constituer simplement un tout petit pourcentage dans cette formation. Hors actuellement cette partie d’observation prend une place prépondérante dans la formation des futurs instituteurs. Et la FAPSE ose appeler cela "la pratique" !

Les théories ne s’appliquent que très rarement en classe, chaque cours, chaque classe, chaque moment de la journée demande une flexibilité de l’enseignant qu’il ne peut acquérir sur le banc de l’université, en plus en écoutant des gens qui n’ont jamais enseigné de leur vie dans cet ordre d’enseignement.

Et puis, si on rallonge les études de 2 ans et il faudra payer les futurs instituteurs en classe 20, comme les enseignants du secondaire I et II. Qui payera la facture ?

Evidemment, les syndicats verraient cela d’un très bon œil, mais je ne peux tout de même pas m’imaginer que les partis de droite soutiennent un tel projet venant de la gauche .

Le PRG a déposé un projet de loi pour une HEP, le PL 10316, soutenu par l’UDC.

Les Libéraux et les PDC vont-ils vraiment suivre les socialistes, contre les Radicaux et l’UDC ?

Les libéraux vont-ils vraiment de nouveau suivre les syndicats, comme à l’époque de MBG ? Nous connaissons le résultat de ce règne, un Cycle d’Orientation totalement mis à mal ! Alors tout le monde devrait avoir compris ce que cela signifie de suivre ces mouvements dans ce type de dossier !

Inimaginable, ne pensez-vous pas ?