03/12/2008

PISA ET GENEVE

PISA CONFIRME CE QUE NOUS SAVONS DEPUIS TROP LONGTEMPS

L’école genevoise publique est déficiente.  Le constat est clair.

Mais comment en est-on arrivé là ?

Avec toutes les méthodes déstructurées, le laxisme généralisé envers le travail et le comportement des élèves et le désintérêt de beaucoup de parents.

La pédagogie explicite a été abandonnée en faveur d’une espèce d’apprentissage du type « découverte ».

L’élève découvre lui-même la règle, et il la saura. Plus besoin de mémorisation. Plus besoin d’apprendre vraiment, plus besoin de travailler. Plus besoin de passer du temps à recopier un vocabulaire, plus besoin de se concentrer, plus besoin de faire des exercices répétitifs car ennuyeux… non, non…. Tout cela ce sont des « tempi passati » ! Vive l’école CLUB MED !

C’est ce que le nouveau monde de la pédagogie a voulu faire croire. Et trop de politiques, enseignants et soi-disant intellectuels ou plutôt idéologues, sociologues, pédagogos etc. y ont cru et y croient encore.

Et puis, le comportement des élèves laisse de plus en plus à désirer. Beaucoup ne font plus leurs devoirs, oublient leurs affaires, ne font que bavarder pendant les cours. Certains parents ne contrôlent plus rien.

Et les sanctions ?

 Les enseignants sont devenus de plus en plus laxistes car ils ne sont plus soutenus par la direction et cette dernière  n’est plus non plus soutenue par la direction générale et par le DIP.  Et certains  parents  protestent quand leurs bambins sont punis. « Oh, que c’est injuste ! » s’exclament-ils !

 Ben voilà, le résultat !

Et puis, les classes beaucoup trop hétérogènes dans lesquelles les quelques élèves désireux de travailler sont empêchés par les autres, ceux qui s’en fichent…. Mais à Genève il faut mélanger les meilleurs et les plus mauvais, car sinon on exclut les cancres… alors « sauvons » les cancres et empêchons ceux qui en veulent d’avancer !

Ch. Beer fait en ce moment une tournée dans les écoles primaires et au PO pour parler entre autres de l’initiative 134 qui représente semble-t-il un danger….. voyez-vous cela ?????

 Car cette initiative veut recréer un vrai cadre avec des filières bien définies (comme elles existent dans certains cantons),  faire travailler les élèves  dans des regroupements les plus homogènes possibles,  et sanctionner également leur comportement ! Mais cela, c’est très mal vu à Genève, car dans cette ville, décidément, on préfère que l’école soit mauvaise et que tout le monde devienne « cancre ».