20/04/2010

LE DIP DOIT REAGIR

STOP AU LAXISME DANS LES ECOLES DU POST-OBLIGATOIRE

 

Comme le nom l’indique clairement, les écoles du post obligatoire, le collège, l’école de commerce, l’école de culture générale etc ne sont pas des écoles obligatoires.

Et pourtant, dans ces écoles (avec quelques exceptions peut-être),  on permet aux élèves de s’absenter maintes fois sans s’excuser, de venir à l’école sans le matériel  nécessaire et sans faire les devoirs.  Et ici je ne mentionne même pas leur comportement souvent inadmissible en classe.

Bien sûr, ils sont de temps à autre punis, doivent effectuer du nettoyage, sont renvoyés parfois pendant  une journée jusqu’à deux semaines… reçoivent des lettres d’avertissement (les directions font ce qu’ils peuvent),  mais in fine ils ne sont jamais vraiment exclus et peuvent refaire l’année ou continuer dans une école moins exigeante s’ils ne sont pas promus, et ceci plusieurs fois.

DONC TOUT EST PERMIS, ET LES ELEVES ONT TRES BIEN COMPRIS !

Mais que fait le DIP ? Pourquoi est-il si laxiste ? Pourquoi n’instaure-t-il pas des règles pour les jeunes et leurs parents en établissant clairement des limites  en termes d’absences et de comportement général ?

 

Et tout ceci  sur le dos du contribuable qui paye les impôts pour permettre à certains jeunes de suivre  une « formation » ! Une formation qui est payée mais pas suivie !

On se fiche du citoyen honnête et travailleur !

Je prétends qu’en instaurant des règles claires quant à ce tourisme scolaire on pourrait réduire les coûts de la formation considérablement.

En venant régulièrement en cours, en travaillant sérieusement les temps de formation pourraient être réduits souvent à moitié.

Mais il faut une volonté politique pour lutter contre cet état désastreux. Hors malheureusement elle n’existe pas vraiment.

Les jeunes  et  leurs parents comprendraient très vite  qu’au moindre non-respect des règles imposées par le DIP ils se verraient privés d’une formation payée par l’Etat.

 

 

 

 

20/05/2009

LE REGLEMENT D'APPLICATION DU CP SERA DECISIF

Le CP obtient la confiance des Genevois !

La population genevoise a clairement décidé. Elle préfère le contre-projet à l’initiative 134.

Ce qui est rassurant dans ce vote c’est que le score est très net avec env. 70% des voix et ne laissera de facto aucune chance à l’initiative 138 qui défend une hétérogénéité totale sur laquelle les genevois devront se prononcer en septembre.

Je ne doute pas un instant que l'initiative 138 va être balayée par le peuple genevois.

La prochaine étape sera l’élaboration d’un règlement d’application pour le contre-projet qui devra traduire au mieux l'esprit dans lequel ce dernier a été conçu.

Dans un deuxième temps il faudra s’attaquer aux moyens d’enseignement qui devront être adaptés aux différentes filières avec une pédagogie adéquate. Le socio-constructivisme des pédagogistes doit absolument disparaître des salles de classe.

In fine le règlement d’application sera déterminant pour que le CO retrouve une véritable vocation d’école exigeante. Les élèves devront être orientés et selctionnés sur la base de leurs véritables acquis. Il faudra veiller à ce que l’effort des élèves soit évalué de façon sérieuse et qu’on ne recommence pas par une espèce de marchandage (de la part de certains milieux) à pousser le même pourcentage d’élèves dans la section pré-gymnasiale, c’est-à-dire 80% comme à l’heure actuelle, qui subiront ensuite, comme depuis quelques années, une sélection brutale au 10ème degré.

La pondération différenciée des branches prévue par le CP ne permettra plus aux élèves d'avoir accès au collège avec simplement de bonnes notes en cuisine, gymnastique et géographie. Et c’est une bonne chose. Une note de 3 en français, allemand ou mathématiques ne pourra plus être compensée par une note de 5 en alimentation (enseignée seulement pendant 6 mois), comme c’est actuellement le cas. Un premier groupe dans lequel sont inscrits les branches principales ne permettra plus des compensations insensées entre matières incomparables.

Pour les épreuves commune il faudra prévoir des barèmes préétablis, sinon on continuera à tricher. Faire un barème sur la base de résultats des élèves de telle façon à ce que 2/3 des élèves aient la moyenne, comme c’est le cas actuellement , est irresponsable et fausse totalement la vision qu’on peut se faire des acquis de nos élèves.

Le système des passerelles devra être soigneusement étudié. L’élève ne devrait pas sur la base d’une simple demande accéder à une filière plus exigeante. Une fois qu'il aura fait ses preuves d'un travail constant et d’une attitude persévérante liés à de bons résultats, il pourra avoir accès à la passerelle demandée. C’est ce qu’on entend par effort, n’est-ce pas ?

Pendant la campagne il a été beaucoup question d’encadrement des élèves. Pour ma part j’espère vivement que la commission de l’enseignement qui se penchera sur le règlement d’application y introduira la note de comportement, un élément qui facilitera la vie des enseignants et des parents pour donner une vraie lisibilité de l’attitude de l’enfant en classe et qui permettra un bien meilleur encadrement de l’élève par des mesures appropriées en cas de besoin.

Faisons maintenant confiance à ceux qui mettront en place ce règlement d’application pour que ce contre-projet tienne ses promesses, c’est à dire de transformer le CO en une école avec des exigences clairement définies et d’orienter les élèves sur la base de leurs véritbales acquis, vers la section pré-gymnasiale comme vers les sections préprofessionnelles.

J’espère pouvoir compter sur ceux qui pensent que ce contre-projet plébiscite une école exigeante et qu’ils ne se feront pas influencés par ceux qui voudraient que ce contre-projet ressemble de plus en plus à l’IN 138 ! Soyons très prudents !