15/02/2010

LE NOUVEAU CO

LE NOUVEAU REGLEMENT D’APPLICATION POUR LE CO

OUI, MAIS …………….. ?

 

 

Quatre points que je reproche à ce projet de règlement d’application :

1)      L’allemand ne fait pas partie des disciplines dont les résultats comptent pour le passage de l’école primaire au CO.

Pourquoi ?

Ma réponse : L’école primaire n’est toujours pas capable de donner un enseignement correct aux enfants en allemand. Et pour que ce soit clair, ce n’est pas la faute des enseignants, mais des directions et du DIP. Depuis 25 ans on bricole dans ce domaine à l’école primaire. Avec Harmos et le nouveau PER (plan d’étude romand) les élèves devraient acquérir le niveau A1 en allemand à l’école primaire, hors pour le moment ce travail se fait toujours au CO en 7ème. EN fait le CO ne peut compter sur des acquis réels de l’école primaire.

Quand est-ce que la direction de l’école primaire fera-t-elle le ménage ?

Pour que les généralistes puissent continuer à faire au mieux leur travail à l’école primaire, il faudrait engager des spécialistes pour l’allemand et bientôt également pour l’anglais.

2)      Les sanctions

Dans ce règlement on en parle beaucoup . Et il est vrai que le comportement de bon nombre d’élèves est inadmissible et les directions trop souvent très laxistes, ce qui nuit à l’enseignement en général.

Alors pourquoi ne pas réintroduire la note de comportement qui démontre l’attitude de l’enfant en général ?  Il me semble d’ailleurs qu’elle  devrait  être prise en considération pour accorder des dérogations.

Elle clarifierait dans beaucoup de cas la situation de l’élève, faciliterait la tâche des enseignants et apporterait de surcroît une plus grande lisibilité et transparence quant à la situation scolaire de l’adolescent. Elle exercera également une certaine pression.

.

3)      Les évaluations communes  restent inscrites dans ce règlement. Mais pourquoi refuse-t-on toujours les barèmes préétablis ? Pour pouvoir bidouiller et prétendre ensuite que 2/3  des élèves ont des notes suffisantes ?

C’est ce qui se passe depuis des années !  Ne serait-il pas temps d’abandonner ces pratiques pour que tout le monde soit confronté à la réalité ?

4)      Les passerelles . Ces fameuses passerelles qui devraient constituer LA MESURE pour donner tout le soutien à l’élève qui veut passer d’une section à l’autre.

Mais malheureusement le règlement à ce sujet reste flou, chaque école pourra trouver une solution adaptée à ses  besoins. Ainsi personne ne se mouillera. Pas de responsables !

L’investissement financier pour ces passerelles semble très conséquente, plusieurs dizaines de millions. Alors la moindre des choses serait de mettre sur pied des mesures très concrètes, bien définies avec  une transparence totale pour chaque école et un suivi et contrôle .

Une dépense d’une telle envergure ne peut pas être laissée à l’appréciation de chaque école.

Par ailleurs, j’aurais préféré de loin qu’on dépense une grande partie de cet argent  pour  l’ECOLE PRIMAIRE. C’est à ce stade que l’enfant est le plus réceptif !

 

 

Pour le reste ce règlement d’application correspond aux souhaits de la population de revenir au Cycle d’orientation d’avant la réforme catastrophique entreprise par la libérale MBG. Un cycle  donc qui tiendra mieux compte des aptitudes des élèves.

 

 

 

07/05/2009

MENSONGES A PROPOS DE L'IN 134

L’affiche de la Famco dans une salle des maîtres -  contre l’IN 134- contre la voie de garage !

Encore une tromperie !

 

En dehors du fait qu’il est surprenant voire inadmissible que dans certaines écoles genevoises on laisse faire de la politique, cette affiche qui prétend que l’IN 134 conduit les élèves à une voie de garage, est trompeuse.

Je me pose des questions sur l’approche SOCIALE des opposants à cette initiative. Ce n’est pas parce que cette initiative a le souci de proposer 6 filières différentes adaptées aux capacités des élèves, qu’elle conduit à des voies de garage. Ou alors, pour ces personnes, dès qu’il ne s’agit pas de filière pré-gymnasiale, il s’agit d’exclusion.

Moi j’appelle cela du mépris pour tous ceux qui font autre chose que des hautes études.

En effet il semblerait que dans certains milieux on préfère ne pas adapter l’enseignement aux besoins spécifiques des élèves. En fait c’est justement ainsi que le système qu’ils proposent les exclut !

Sortir du CO ayant perdu tout estime de soi après avoir fréquenté pendant plusieurs années des cours qui ne tiennent pas compte de leurs capacités et/ou motivations à ce moment précis, ne dérange pas ces idéologues qui croient détenir LA vérité.

L’IN 134 valorise les filières préprofessionnelles et prévoit également des filières pour des enfants qui n’ont pas du tout envie de passer trop de leur temps sur un banc d’école et qui apprendront mieux « sur le tas ». Et pour ces jeunes il est important de quitter le CO avec un bagage assez solide qui leur permettra d’entamer un apprentissage au moins en 2 ans pour les moins scolaires.

Dans ces filières ils auront par exemple des mathématiques et du français adaptés à leur futur école ou apprentissage. L’orthographe sera moins importante que quand on veut faire des études universitaires.

Mais provenant d’une telle filière, rien ne les empêchera de compléter plus tard leur formation par un CFC et des études encore plus longues, quand ils auront la motivation nécessaire.

En plus à la fin de chaque année tout au long de leur cursus au CO,  ils auront la possibilité de rejoindre une filière plus exigeante après avoir bien travaillé pendant toute l’année et réussi les examens appropriés. Ils apprendront ce que c'est la persévérance !

Ce qui est primordial c’est que le jeune quitte l’école obligatoire avec un sentiment de satisfaction mérité ayant réussi dans la filière qu’il a choisi.

L’IN 134 offre un choix suffisamment varié pour atteindre ce but au mieux.

Quand M. Beer prétend à Radio Cité ce midi comme quoi les élèves auront des cours pour boulanger, pâtissier, carreleur etc. il essaie à nouveau de tromper le peuple !

29/04/2009

CHANGEONS LE CO

Le Problème du Cycle d’orientation actuel et quel remède ?

 

Vous descendez à la salle des maîtres pendant les pauses dans n’importe quel CO du canton et vous entendrez les enseignants se plaindre :

« Je n’en peux plus, je ne peux pas enseigner si les élèves n’ont pas leurs affaires », ou bien « J’ai arrêté de donner mon cours, car le bavardage éternel de certains élèves, la contestation systématique de ce que je leur demande de faire m’empêche de donner le cours dans des conditions normales, et ceux qui trinquent c’est les élèves qui ont de la peine et une bonne volonté ».

Les insultes envers les enseignants deviennent de plus en plus fréquentes, je cite (désolée de ces termes vulgaires, mais je ne fais que répéter ce qu’on entend) : « vous faites chier, salope, pute, bouffon, j’ai envie de vous cracher à la figure, etc. ».

L’absentéisme est de plus en plus répandu. Pour un rien l’élève ne vient pas à l’école. Il va voir l’infirmière, prend rendez-vous avec l’assistante sociale ou le psychologue et TOUJOURS pendant les cours.

Combien de fois les enseignants sont-ils encore devant une classe complète ? Cela devient véritablement l’exception !

Les devoirs ne sont souvent pas faits ou bâclés avec le prétexte : « Je n’ai rien compris ! » Pourtant ils existent des cours de dépannage pour lesquels l’élève n’a pas besoin de s’inscrire. Il peut y aller quand cela lui convient.

Ils existent également des cours d’appui, des cercles d’étude, parfois on met à disposition un tuteur à un élève particulièrement problématique.

Je ne crois vraiment pas que les aides pour les élèves genevois manquent, au contraire on en fait des assistés !

UN SEUL REMEDE existe à mon avis, c’est une structure claire qui cadre l’élève et un retour à la discipline . Avec un DIP qui soutient les directions !

Nos élèves comprendront très vite que des règles doivent être respectés et sauront s'y tenir. Mais c'est aux adultes de les imposer et de prendre les responsabilités.

 

 

 

 

21/04/2009

CH.BEER EN VIDEO SUR LA TDG

MON INDIGNATION EST TOTALE

Les propos de CH. Beer sur le site de la TDG (vidéo)

 

Je suis choquée, outrée et terriblement affligée que les Genevois aient pu élire un jour un ministre de l’éducation socialiste qui se donne le droit de déformer à outrance une initiative. Il s’agit, vous l’aurez compris, de l’IN 134 !

A la question du journaliste de la TDG sur les changements à effectuer au Cycle d’Orientation si l’IN 134 passe, M. Ch. Beer répond qu’il faudrait introduire dès la première année du CO des sections et niveaux et trier donc les élèves jusqu’à entrevoir 7 ou 8 possibilités. Il ajoute qu’il faudra également construire de nouveaux bâtiments.

Je m’arrête ici, car ces affirmations dès le début de cette pub sont tellement monstrueuses et inacceptables … que je ne trouve pas les mots justes pour exprimer mon écœurement.

L’Initiative 134 prévoit 4 niveaux de pré orientation en 7ème, et une année de transition pour les enfants non promus de l’école primaire, pour essayer de les mettre à niveau.

 

Si Ch. Beer parle de 7 à 8 possibilités, il pense vraisemblablement au classes d’accueil, atelier et relais qui existent depuis toujours et qui existent également dans le contre-projet.

Il y aurait des nouveaux bâtiments à construire. Pourquoi n’en fait-il pas une démonstration avec des chiffres ? Tout simplement parce que c’est faux !

M. Ch. Beer essaie-t-il à nouveau de tromper le citoyen ? Le Tribunal Administratif a annulé la votation du 30 novembre parce que la page 18 dans la brochure de votation contenait des contre-vérités au sujet de l’IN 134.

Où allons-nous dans cette république ? Est-il encore possible de débattre à Genève avec « fairness » ?

 

 

19/04/2009

NOTES TRAFIQUEES

NOTES TRAFIQUES DANS CERTAINES ECOLES GENEVOISES

L’article paru dans la tribune de Genève au sujet d’un doyen qui trafiquait des notes a retenue tout mon attention.

Il n’est pas tout à fait inhabituel d’entendre des collègues se plaindre de recevoir parfois un coup de fil de la part d’un collègue maître de classe ou d’un doyen pour lui suggérer de changer une note à la fin de l’année pour que l’élève en question soit promu.

Cela m’est arrivé deux fois quand j’étais jeune enseignante et comme j’ai refusé je me suis fait reprocher par cette même personne de vouloir bousiller l’avenir d’un jeune, un peu comme si l’élève n’était pas responsable de son échec !

Malheureusement à l’époque je n’avais pas la présence d’esprit de lui confirmer sa demande par écrit pour le coincer.

Par contre je suis pour ainsi dire certaine que ce sont des pratiques qui existent, même si elles sont rares. Il n’est pas d’usage de faire vérifier les notes dans les bulletins scolaires par tous les enseignants concernés. Le conseil d’école ne changera rien et n’est aucune garantie pour empêcher ce genre de procédé, car les bulletins scolaires sont envoyés aux parents ou élèves (si majeurs) directement par le secrétariat de l’école ou alors  le professeur de classe les leur remet.

Donc si la direction veut changer une note, elle pourra le faire sans aucun problème.

On peut tout de même espérer que la majorité des directions soit honnête et ne privilégie pas certains élèves !

Ou alors il faudra faire vérifier tous les bulletins scolaires par les enseignants concernés et/ou leur remettre une copie avec le tampon de l’école avant la remise.

 

18/04/2009

VOTATION DU 17 MAI

VOTATION 17 MAI SUR LE CO

DEBAT A UNI-MAIL, salle R 280, LUNDI 20 AVRIL  à 20 h

Organisé par le GHI avec V. Pürro (socialiste), J. Follonier (radical), R. Bichsel (initiante de l'IN 134) et M. Fischer (président de l'Arle)

INTERESSE PAR l'ECOLE ?

Tout le monde doit se sentir concerné, l'école c'est l'avenir de notre jeunesse !

Des politiques face à des spécialistes de l'école !