13/01/2010

Réforme dans les écoles de commerce

La « Nouvelle » Ecole de Commerce à Genève, encore une GENEVOISERIE ?

Il semblerait qu’une fois de plus Genève, c’est-à-dire le DIP, aille vers une application de la nouvelle ordonnance fédérale concernant la réforme de l’école de commerce transformant le diplôme obtenu en 3 ans à plein temps en école, en Certificat Fédéral de Capacité (CFC) , un titre qui jusqu’ici était délivré aux apprentis en formation duale, très  « A LA GENEVOISE ».

Dans notre ville si extraordinaire quelques têtes très rêveuses ont imaginé un enseignement modulaire basé sur l’interdisciplinarité, en faisant intervenir des enseignants à des moments variables selon l’avancement du travail en classe.

Vous voyez le genre, ils seront à disposition,  un peu comme pour un service d’urgence.

On bloquera par exemple trois demi-journées dans l’horaire d’un enseignant pour une intervention de 3-5 heures au total, suivant l'avancement de la classe, et variables d'une semaine à l'autre.

Vous arrivez à vous imaginer la gestion de ce fonctionnement ? Pour le service des horaires des écoles ? Pour les enseignants qui travaillent à temps partiel, avec peut-être un autre travail à côté, comme les juristes et économistes qui interviennent dans les écoles de commerce, cela deviendra mission impossible !

Soyons sérieux, il faudrait au moins une organisation stable et continue sur une année pour tout le monde !

Non, vraiment, les gens qui ont imaginé un tel scénario n’ont juste pas les pieds sur terre ou alors se fichent éperdument d’une possible réussite de cette nouvelle école, juste pour se faire plaisir et sembler inventifs.

Et puis, ces modules, ne sont nullement imposés par Berne et n’ont jamais été testé au niveau des CFC de commerce.

Alors, nos élèves genevois serviront de nouveau de cobayes. On connaît cela à Genève et on adore, en tout cas nos responsables en sont apparemment friands.

Alors, le côté farfelu de Genève est juste, comme toujours une manière irresponsable d’agir et de fonctionner.

Une deuxième critique qu’on peut avancer et qui est aussi sérieuse, c’est l’abandon de l’enseignement du français. Actuellement nos élèves n’ont plus la connaissance  en français technique qui leur permettrait de rédiger une lettre commerciale dans un français correct et avec l’enseignement modulaire nos élèves feront encore moins de français.

Pourtant la réforme de la confédération donne aux cantons la possibilité d’augmenter par exemple le nombre d’heures d’enseignement de français.

Mais Genève n’y pense guère. Avec les connaissances actuelles que les élèves ont venant du CO, le futur CFC de commerce genevois tel que prévu au stade actuel, ne sera vraisemblablement pas d’un niveau très élevé.

Et qui embauchera des diplômés au rabais ?

 Genève a-t-elle envie de former de futurs chômeurs ?

Je commence à craindre que nos têtes pensantes n’ont juste pas envie de  donner les meilleures chances à nos jeunes !

Pourvu que tout le monde ait un diplôme, comme cela nos dirigeants seront contents !