08/03/2010

APPRENTISSAGE POUR SANS PAPIERS

Places d’apprentissage pour les sans papiers ?

On croit rêver. Les lois, on s’en moque. La municipalité de Lausanne ainsi que celle  de Genève veulent créer des places d’apprentissage pour les sans papiers !

Nous manquons cruellement de places d’apprentissage pour les jeunes suisses et ceux qui résident légalement chez nous.

Et tout d’un coup on en trouve pour les sans papiers ? En dehors du fait que c’est totalement illégal, la décision de ces deux municipalités est d’une irresponsabilité totale et seulement en apparence un geste « humain ».  

Pour promouvoir la xénophobie on ne s’y prendrait pas mieux !  Vous vous imaginez un peu le jeune suisse qui ne trouve pas de place d’apprentissage, mais qui verra son voisin sans-papiers engagé AU NOIR PAR UNE MUNICIPALITE ?

ET puis il s’agit d’une hypocrisie en plus ! Ces jeunes gens ne pourront jamais travailler légalement en Suisse ! Leur problème ne sera pas réglé pour autant.

Que les mineurs puissent aller à l’école chez nous et suivre l’école obligatoire en accord avec les droits de l’enfant, d’accord. Mais au-delà il y a un problème.

Tous les jeunes sans papiers qui pour le moment ont le droit de suivre une école du post-obligatoire (il faudrait d’ailleurs mettre sur pied un contrat qui définit les conditions auxquelles ils peuvent poursuivre leur scolarité) qui leur permet d’obtenir un diplôme devraient s’engager par écrit à retourner dans leur pays d’origine (avec un contrôle de la part des autorités) , et  pour ceux qui sont nés en Suisse et qui ont toujours eu un comportement excellent une naturalisation devrait être envisagée.

Mais ce problème doit être réglé de cas en cas et surtout pas dans l'illégalité !

Commentaires

Madame, à la lecture de ce torchon, vous devriez de préférence appeler le titre de votre blog "la désinstruction publique". Le minimum qu'on puisse offrir aux jeunes de tous horizons, ne serait-ce comme acte citoyen d'un pays riche comme le nôtre, de l'instruction aux jeunes qui ont grandi en Suisse, et suivi toute leur scolarité dans nos écoles - le cas de nombreux jeunes sans papiers - une formation qui leur permettra ensuite de se débrouiller dans la vie, ici ou ailleurs. C'est notre participation au monde, notre volonté de réduire le fossé nord-sud. Notre aide à la coopération et au développement, avec la chance de savoir où vont précisément ces fonds: dans leur formation professionnelle !

Écrit par : duda | 08/03/2010

Qu'on arrête avec cet angelisme bordé d'hypocristie! Ces places d'apprentissages données de préférence pour des jeunes illégaux, c'est se foutre de la gueule des jeunes avec papiers qui restent sur le carreaux et des lois. Je préfère entendre l'argument "légalisons les tous", que du sentimentalisme, clientèlisme et droit de l'hommisme qui débouche sur de faut espoirs en bafouant l'Etat de droit!

Si notre aide à la coopération c'est de promouvoir l'esclavae moderne pour les parents et se donner bonne conscience en laissant les enfants faire des apprentissages... c'est triste!

Écrit par : Riro | 09/03/2010

Les commentaires sont fermés.