20/05/2009

LE REGLEMENT D'APPLICATION DU CP SERA DECISIF

Le CP obtient la confiance des Genevois !

La population genevoise a clairement décidé. Elle préfère le contre-projet à l’initiative 134.

Ce qui est rassurant dans ce vote c’est que le score est très net avec env. 70% des voix et ne laissera de facto aucune chance à l’initiative 138 qui défend une hétérogénéité totale sur laquelle les genevois devront se prononcer en septembre.

Je ne doute pas un instant que l'initiative 138 va être balayée par le peuple genevois.

La prochaine étape sera l’élaboration d’un règlement d’application pour le contre-projet qui devra traduire au mieux l'esprit dans lequel ce dernier a été conçu.

Dans un deuxième temps il faudra s’attaquer aux moyens d’enseignement qui devront être adaptés aux différentes filières avec une pédagogie adéquate. Le socio-constructivisme des pédagogistes doit absolument disparaître des salles de classe.

In fine le règlement d’application sera déterminant pour que le CO retrouve une véritable vocation d’école exigeante. Les élèves devront être orientés et selctionnés sur la base de leurs véritables acquis. Il faudra veiller à ce que l’effort des élèves soit évalué de façon sérieuse et qu’on ne recommence pas par une espèce de marchandage (de la part de certains milieux) à pousser le même pourcentage d’élèves dans la section pré-gymnasiale, c’est-à-dire 80% comme à l’heure actuelle, qui subiront ensuite, comme depuis quelques années, une sélection brutale au 10ème degré.

La pondération différenciée des branches prévue par le CP ne permettra plus aux élèves d'avoir accès au collège avec simplement de bonnes notes en cuisine, gymnastique et géographie. Et c’est une bonne chose. Une note de 3 en français, allemand ou mathématiques ne pourra plus être compensée par une note de 5 en alimentation (enseignée seulement pendant 6 mois), comme c’est actuellement le cas. Un premier groupe dans lequel sont inscrits les branches principales ne permettra plus des compensations insensées entre matières incomparables.

Pour les épreuves commune il faudra prévoir des barèmes préétablis, sinon on continuera à tricher. Faire un barème sur la base de résultats des élèves de telle façon à ce que 2/3 des élèves aient la moyenne, comme c’est le cas actuellement , est irresponsable et fausse totalement la vision qu’on peut se faire des acquis de nos élèves.

Le système des passerelles devra être soigneusement étudié. L’élève ne devrait pas sur la base d’une simple demande accéder à une filière plus exigeante. Une fois qu'il aura fait ses preuves d'un travail constant et d’une attitude persévérante liés à de bons résultats, il pourra avoir accès à la passerelle demandée. C’est ce qu’on entend par effort, n’est-ce pas ?

Pendant la campagne il a été beaucoup question d’encadrement des élèves. Pour ma part j’espère vivement que la commission de l’enseignement qui se penchera sur le règlement d’application y introduira la note de comportement, un élément qui facilitera la vie des enseignants et des parents pour donner une vraie lisibilité de l’attitude de l’enfant en classe et qui permettra un bien meilleur encadrement de l’élève par des mesures appropriées en cas de besoin.

Faisons maintenant confiance à ceux qui mettront en place ce règlement d’application pour que ce contre-projet tienne ses promesses, c’est à dire de transformer le CO en une école avec des exigences clairement définies et d’orienter les élèves sur la base de leurs véritbales acquis, vers la section pré-gymnasiale comme vers les sections préprofessionnelles.

J’espère pouvoir compter sur ceux qui pensent que ce contre-projet plébiscite une école exigeante et qu’ils ne se feront pas influencés par ceux qui voudraient que ce contre-projet ressemble de plus en plus à l’IN 138 ! Soyons très prudents !

Commentaires

Vaste programme, mais nécessaire.
C'est vrai que le règlement d'application fera la musique.
On verra si les partis de droite se sont fait entubés une nouvelle fois par la gauche, ou si les promesses de Beer sur l'exigence sont sincères.

Écrit par : René | 20/05/2009

J'ai montré une certaine sympathie pour le projet que vous avez défendu avec courage et talent. Mais il ne faut pas trop simplifier les choses. Sans entrer dans une longue discussion sur la docimologie, on ne peut pas qualifier sans autre d'absurde le principe selon lequel il est déraisonnable de fixer un barème qui permet aux deux tiers des élèves de réussir. Je parle évidemment de l'enseignement obligatoire avant tout et non d'un système de concours, ceux des grandes écoles élitaires ou des disciplines sportives, par exemple, pour lesquels seul une élite extrêmement minoritaire par définition est retenue. Certaines conditions doivent évidemment être remplies et le sont en général, sinon l'absurdité du procédé sauterait aux yeux: parmi elles, le fait que l'épreuve porte sur ce qui a été enseigné, qu'elle soit d'un niveau adéquat à l'enseignement dispensé et qu'elle ne contienne pas de véritables pièges. Si elle est de grande importance pour la promotion des élève, elle devrait avoir "fait ses preuves", si je puis dire, c'est-à-dire que sa fiabilité devrait avoir été établie par un essai préalable et ses défauts éventuels éliminés.
Ces conditions étant remplies, différentes classes peuvent avoir des taux de réussite différents, mais ces taux devraient être explicables par des éléments concrets, tels que l'indiscipline manifeste, répétée et avérée, une répartition des élèves particulièrement défavorable et imprévisible, etc.
Je ne veux pas allonger ces considérations, mais terminer par un exemple quelque peu caricatural peut-être, mais parlant néanmoins: il nous arrive à tous (à moi en tout cas) de penser ou de dire quelque chose comme "ils sont tous nuls (cet adjectif est bien sûr un euphémisme), ou pire encore "le monde est nul". Il est évident que si c'était objectivement vrai, je n'aurais rien à faire dans ce monde dans le deuxième cas (logiquement je n'en ferais même pas partie d'ailleurs), et je devrais me poser beaucoup de questions, y compris celle de mes critères, dans le premier.
P.S. Je me fais fort, comme vous-même, j'en suis persuadé, de composer deux épreuves sur à peu près n'importe quoi, dont la première fera échouer un groupe entier, et la deuxième le fera réussir en entier (comme pour les questions de certains jeux télévisés où le gagnant est tiré au sort parmi tous ceux qui ont bien voulu prendre la peine de répondre et accepté de payer un supplément pour le coup de téléphone). Cela ne se produit pas dans une école, parce que l'ensemble des compétences mises en oeuvre par les maîtres dans leur enseignement et la confection de leurs épreuves, face à l'ensemble des compétences des élèves exprimées dans leur apprentissage de la matière et celles mobilisées pour la réussite de ces épreuves aboutissent à des résultats moins extrêmes. Les accidents de parcours sont possibles et ils peuvent porter aussi bien sur les élèves que, le nier systématiquement serait absurde, les maîtres, ainsi que des circonstances autres envore. Mais idéalement le pourcentage des élèves qui réussissent sur la longue durée devrait être assez nettement supérieur à ceux qui ratent, et refléter ainsi le fait que la population de leurs parents est également composée en majorité de gens raisonnablement intelligents et bien disposés, c'est à dire "pas nuls".

Écrit par : Mère | 20/05/2009

Le problème avec des barêmes, qui ne sont pas préétablis, est que le DIP peut camoufler la baisse de niveau.
Et il ne s'en prive pas...

Écrit par : Dédé | 21/05/2009

Bonjour, commentaire étranger au sujet: mais en allant lire votre "à propos", suis tombée sur une phrase qui m'a fait sourire! Je vous cite: "Je suis très inquiète par l'évolution de l'école genevoise..."
Effectivement, si les enseignants eux-même ne connaissent pas la grammaire, comment l'enseigner aux enfants?

Pour info:
D'après ce que je vois dans le Petit Robert, le Multidictionnaire, le Hanse-Blampain, le Lexis et le Trésor de la langue française informatisé, il n'est pas admis d'introduire le nom ou le pronom complément de l'adjectif inquiet, indiquant le motif de l'inquiétude, au moyen de la préposition par; on doit dire plutôt inquiet de quelqu'un ou quelque chose (ou dans certains cas inquiet pour, inquiet sur - cette dernière construction est cependant vieillie, selon le Trésor)

Bonne journée!

LGSE

Écrit par : légensontétranges | 21/06/2009

Nous vous remercions de intiresnuyu iformatsiyu

Écrit par : Nina_Tool | 21/09/2009

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