17/02/2009

UNE JEUNESSE TROP GATEE !

ELEVES MALELEVES, BLASES et TROP GATES

Voilà un constat que font beaucoup d’enseignants dans les écoles genevoises.

Quelques exemples :

Deux fois par semaine les enseignants demandent aux élèves de mettre les chaises sur les pupitres, pour que les nettoyeurs engagés par l’Etat et payés par le contribuable puissent faire leur travail plus facilement.

Est-ce trop demandé à nos chers petits chérubins ?

Parfois on dirait que oui, car certains trouvent que ce n’est pas à eux de le faire. Ils contestent, sortent en courant et s’il ne s’agit de « leur » chaise, quelle horreur !

Les petits bouts de papier ou autres cochonneries par terre, jetés par leur soin (car la poubelle est trop éloignée et c’est sûrement trop fatiguant de se souvenir qu’on pourrait jeter quelque chose à la fin du cours en sortant de la salle) doivent absolument être ramassés par les nettoyeurs. Si vous demandez à certains de vos élèves de ramasser les saletés, même gentiment, ils vous regardent parfois d’un air ahuri….et s’exclament : « Mais il y a des nettoyeurs ! »

Le hall d’entrée d’un CO cet après-midi était couvert de petits bouts de sagex… il était dans un état lamentable. Le directeur fait une annonce par haut-parleur, visiblement fâché, et sur un ton moralisateur il dit qu’on allait sévir.

Mais pourquoi ne fait-on pas nettoyer nos écoles par LES ELEVES ????? Pourquoi engage-t-on des nettoyeurs ? Qui est responsable de ces écoles et salles de classes dans des états lamentables ?

Il suffirait que dans toutes les écoles on prenne 5 minutes à la fin de la journée pour balayer les salles de classe et une fois par semaine 10 minutes pour panosser.Les halls d'entrée peuvent être nettoyés à tour de rôle par quelques élèves.

En Angleterre, dans des écoles très chic et payantes, c’est les élèves qui nettoient et passent l’aspirateur.

Alors à Genève- a-t-on tellement d’argent à gaspiller ?

Tous les dégâts dans une école doivent être réparés par les élèves avec si nécessaire une contribution financière des parents. Et cela sans exception !

Un projet de loi des radicaux va dans ce sens.

Il est urgent d’agir !

06/02/2009

LE DIP avec Ch. BEER: VERS UNE DICTATURE ?

LE COMMUNIQUE DU DIP ou

CH. BEER QUI SE MOQUE DU GRAND CONSEIL

 

Instruction publique

Actualités

4.2.2009

L'Institut universitaire de formation des enseignant-e-s ouvrira ses portes à la rentrée 2009



 

Le Conseil d’Etat a en effet adopté un projet de loi pour un tel institut.

Le DIP a envoyé le 5 février 2009 à tous ses fonctionnaires par la messagerie de l’Etat, destinée à des fins professionnelles (dixit le DIP lui-même dans un communiqué d’il y a quelques mois), un communiqué expliquant le fonctionnement de ce futur institut .

Comme tout le monde le sait, le Conseil d’Etat n’est en aucun cas habilité a adopter une loi. C’est l’affaire du Grand Conseil.

Hors dans ce communiqué le DIP nous annonce que cet institut ouvrira ces portes encore cette année !

Il s’agit d’une arrogance éhontée !

 

Et évidemment il ne dit pas qu’un autre projet de loi des RADICAUX soutenu par l’UDC pour une HEP (haute école pédagogique), le PL 10316, beaucoup moins coûteux a été déposé en 2008 et n’a pas encore été traité en commission de l’enseignement

On n’a pas le droit de parler de démocratie quand on se comporte ainsi !

Ch. Beer se comporte à l’instar d’un dictateur, d’abord les 93 directeurs, puis les conseils d’établissement et maintenant un institut de formation à l’université, dans un département connu pour ses pédagogistes qui s’étaient opposés à la réintroduction des notes plébiscitée par plus de 75% de la population genevoise.

 

 

 

04/02/2009

UNE FOLIE DU CONSEIL D'ETAT ?

 

 

ENCORE UN PROJET DEMESURE DE CH. BEER

Notre chef du DIP adore les projets coûteux. Il voudrait que les instituteurs du canton de Genève soient formés à l’université, avec 5 années d’études . Et il semblerait que le Conseil d’Etat Genevois soit d’accord avec ce projet.

Dans la plupart des autres cantons de Suisse les enseignants de l’école primaire sont formés dans une HEP, une Haute Ecole Pédagogique avec trois années d'étude.

 

Alors, adieu HARMOS ! Les enseignants des autres cantons suisses, pratiquant leur métier depuis des années  et qui voudraient venir enseigner à Genève, devraient donc faire 2 années d’étude de plus pour avoir ce droit ?

C'est ce qu'on appelle de la discrimination, non ?

C’est aberrant. En plus M. Ch. Beer est totalement incohérent ou alors raconte-t-il n’importe quoi ?

Il prétend que la nomination des 93 directeurs de l’école primaire faisait partie de l’harmonisation scolaire suisse (Harmos), bien que dans aucun autre canton suisse ils existent autant de directeurs dans cet ordre d’enseignement. Et pour la formation des maîtres il veut imiter la France, et tout d’un coup il se moque de Harmos. Est-il encore crédible ?

Une question importante :

Pourquoi faut-il à tout prix éviter que les maîtres de l’école primaire soient formés à la FAPSE  (faculté de la psychologie et des sciences de l’éducation) ?

D’abord à la FAPSE on était contre la réintroduction des notes à l’école primaire. Cette faculté est également  partiellement responsable de la rénovation catastrophique à l’école primaire  dont les élèves subissent encore les conséquences.

Puis une université doit s’occuper de la recherche et doit mettre l’accent sur une formation théorique.

Mais un enseignant a besoin d’être formé le plus prêt du terrain. La formation doit essentiellement être pratique, le plus loin possible de ces personnes qui essaient d’endoctriner les étudiants avec des vérités toutes faites, en tenant compte seulement de certaines études qui les arrangent et qui ne peuvent s’appliquer devant une classe.

Il doit pouvoir se former en pratiquant ce métier le plus souvent. Les observations des cours donnés par des maîtres nommés et les analyses doivent constituer simplement un tout petit pourcentage dans cette formation. Hors actuellement cette partie d’observation prend une place prépondérante dans la formation des futurs instituteurs. Et la FAPSE ose appeler cela "la pratique" !

Les théories ne s’appliquent que très rarement en classe, chaque cours, chaque classe, chaque moment de la journée demande une flexibilité de l’enseignant qu’il ne peut acquérir sur le banc de l’université, en plus en écoutant des gens qui n’ont jamais enseigné de leur vie dans cet ordre d’enseignement.

Et puis, si on rallonge les études de 2 ans et il faudra payer les futurs instituteurs en classe 20, comme les enseignants du secondaire I et II. Qui payera la facture ?

Evidemment, les syndicats verraient cela d’un très bon œil, mais je ne peux tout de même pas m’imaginer que les partis de droite soutiennent un tel projet venant de la gauche .

Le PRG a déposé un projet de loi pour une HEP, le PL 10316, soutenu par l’UDC.

Les Libéraux et les PDC vont-ils vraiment suivre les socialistes, contre les Radicaux et l’UDC ?

Les libéraux vont-ils vraiment de nouveau suivre les syndicats, comme à l’époque de MBG ? Nous connaissons le résultat de ce règne, un Cycle d’Orientation totalement mis à mal ! Alors tout le monde devrait avoir compris ce que cela signifie de suivre ces mouvements dans ce type de dossier !

Inimaginable, ne pensez-vous pas ?