13/12/2008

LE MEPRIS DU DIP

LE MEPRIS DU DIP ENVERS LES ENSEIGNANTS !

L’hiérarchie au DIP ne supporte pas que ses fonctionnaires, les enseignants, dénoncent des dysfonctionnements. Elle est allergique à ce droit démocratique et réagit souvent avec des menaces déguisées et un mobbing sournois.

Etrange, diriez-vous n’est-ce pas ? Saviez-vous que  presque toute l’hiérarchie du DIP, à part son chef,  est issue du corps  enseignants ?  TOUS  (ou presque) ont une formation d’enseignant et rien de plus ! Simplement, au bout d’un certain nombre de courbettes  (l'exception confirme la règle) quelques’ uns sont choisis pour diriger, pour lisser et nier  les réels problèmes, pour calmer le jeu.

Voici quelques exemples :

-          Les enseignants d’une des écoles primaires se plaignent auprès du directeur général  des dysfonctionnements de la nouvelle organisation de l’école primaire, qui d’après le chef du DIP,  est une « opération blanche », MAIS pour les élèves, d’après les enseignants de cette école, il s’agit ‘une « opération noire ». (cf. la lettre dans son intégralité : http://www.compesieres.ch/ecole/circulaires/profs/lettre_...).)

La réponse à cette lettre par le directeur général de l’école primaire est d’un mépris accablant. La critique semble interdite, ce Monsieur essaie tout simplement de museler les enseignants et les menaces sont à peine voilées. (cf. la lettre dans son intégralité :http://www.compesieres.ch/ecole/circulaires/dgep/rep_dgep...).

Est-ce une démarche acceptable dans une démocratie ?

 

-          Une commune de la rive gauche est extrêmement mécontente du déplacement forcé de plusieurs enseignants très appréciés après de nombreuses années d’étroite et d’excellente collaboration.

Dans une lettre adressée au directeur général de l’école primaire début juillet elle se demande s’il s’agissait d’une volonté délibérée de ne pas « ancrer des enseignants dans une commune et/ou de rompre ces liens combien précieux ».Et pourquoi donc ? Vous l'aurez deviné sans doute ! La nouvelle administration est en marche...!

Jusqu’aujourd’hui cette commune n’a pas reçu de réponse.

Mépris aussi, et manque de courtoisie envers les communes qui financent les bâtiments des écoles primaires du DIP .

 

Au CO également, n’osez surtout pas dénoncer les dysfonctionnements  ou de porter plainte pour mobbing. La réponse ne se fait pas attendre. On vous reproche alors de vouloir déstabiliser l’institution .

L’école genevoise semble aux yeux de ses dirigeants  tellement intouchable, que toute critique est condamnable.

A ce sujet :

Récemment un enseignant (  63 ans !!) a été déplacé contre sa volonté dans un autre CO éloigné de plus d’une heure  de son domicile, car il a osé dénoncé des dysfonctionnements.

Evidemment, les raisons officielles évoquées étaient des problèmes d'emploi, ce qui était partiellement vrai. Seulement la règle générale "dernier arrivé = premier reparti" n'était pas appliquée dans ce cas et en plus on a augmenté le poste à un enseignant arrivé plus tard dans ce même collège.

Son ancien directeur s’est exclamé : « Oh, vous aurez là la chance d’admirer le paysage genevois pendant vos trajets ! » Quel sarcasme !

Comprenez-vous maintenant, pourquoi l’école genevoise est dans un état lamentable ?

Triste constat n’est-ce pas,  et surtout REVOLTANT !

 

 

Commentaires

Bonjour !
Vos deux liens (lettres) ne fonctionnent malheureusement pas.
Pourriez-vous soit faire le lien vers un document (p.ex. lettres sous forme de .pdf) ou - si elle sont publiées sur le net - le lien complet (sans signes supplémentaires tels que parenthèses).
Cela permettra de commenter de façon (plus) fondée, merci !

:o)

Écrit par : Blondesen | 14/12/2008

Merci Monsieur Duval, beaucoup mieux merci !
Dans l'ordre, je pense que les enseignants de Compesières auraient dû conclure leur lettre ainsi (j'ai indiqué ci-après la phrase à corriger):

"Il y a fort à parier que si le nouveau fonctionnement continue à si bien dysfonctionner, par faute, entre autre, à une incroyable précipitation dans sa mise en place et à un manque évident de finalisation, il aura réussi à atteindre tout le contraire de son objectif et n’aura contribué qu’à dégrader encore davantage l’image de l’Ecole et « des enseignants »* auprès de la population.

* Remplacer par :
« des responsables, notamment le chef du DIP »

Il me semble par ailleurs qu'il serait urgent d'offrir à ce M. Salamin des cours de rattrapage au niveau de l'utilisation pertinente du singuler et du pluriel.
Son "Chère Madame, Cher Monsieur," indique en effet un usage inadéquat du singulier alors qu'une lettre est signée par neuf personnes auxquels viennent désormais se joindre tous les parents et élèves concernés.

:o)

Écrit par : Blondesen | 14/12/2008

(suite du commentaire précédent)

En ce qui concerne l'enseignant de 63 ans, c'est tout simplement scandaleux.
Au-delà du mobbing, le cynisme de son ancien directeur démontre à l'envi que l'humanisme n'est, dans le "Système Beer", plus une valeur "cotée en bourse", si je puis dire.

Écrit par : Blondesen | 14/12/2008

Je vous livre une maxime essentielle, que j'ai eu le plaisir d'énoncer un jour en dialogue avec Gilbert Perret, un excellent directeur regretté du Collège de Genève, et que celui-ci a approuvé est la suivante (je cite de mémoire): "Lorsque un directeur d'école commence à ressentir, ou pis à exprimer, du mépris envers les enseignants, généralement d'anciens collègues, la probité et l'intelligence devraient lui dicter de se retirer. Celui qui sent qu'il risque de céder un jour à de tels sentiments ou pratiques ne devrait pas se porter candidat".

Écrit par : Mère | 14/12/2008

Ce qui me frappe dans cet exposé c'est qu'en dépit de ces dysfonctionnements majeurs, les radicaux persistent à vouloir gouverner avec de tels individus.

Il est vrai que l'argent corrompt la nature humaine et le pouvoir l'esprit, mais quand même!

Plus grave, ils ont même été les chefs de file d'un contre-projet dont tous les spécialistes (donc pas les politiciens) s'accordent à dire qu'il n'a pas de sens.

Plus grave encore, ils se sont faits, avec les libéraux leurs cousins plus que germains, les porteurs d'une eau plutôt saumâtre, impossible à boire par leur "base professionnelle". Or sans elle on ne voit pas très bien se dessiner, pour ce cousinage, un futur succès électoral en 2009.

Après la pantalonnade de la page 18, personne ne pourra comprendre que ce radeau de la méduse puisse continuer à voguer dans la mer électorale tant il est l'expression d'un anachronisme politique inéficace et dangereux. Notamment pour nos libertés, à commencer par celle d'expression, dont les annexes prouvent que les fantassins de Beer n'ont ni le respect ni le soucis.

A force de louvoyer entre les écueils et les souccis de carrière de certains, les successeurs de Fazy oublient que si les radis calent, les radeaux coulent.

Pour clore je me demande bien comment vous allez, Madame Garcia, avec votre franc parlé et vos convictions louables et pertinentes, pouvoir continuer à être la personne de référence, en matière d'éducation, pour ce parti.

A moins qu'après le cousinage avec les libéraux, les radicaux n'envisagent d'accoster les démocrates-chrétiens? Ce qui n'étonnerait personne car en matière de louvoiement, ils sont passés maîtres.

Pour ce qui me concerne et avec moi de nombreux citoyens attachés à une école qui forme et non pas à une structure qui déforme, je persiste à dire que l'IN134 est la bonne formule.

Écrit par : Patrick Dimier | 14/12/2008

Le prolème n'est pas M. Salamin. Il prend d'ailleurs sa retraite ce 23 décembre après avoir servi de "tampon" à toutes les incohérences imaginées et mises en place non par lui mais par le "chef".
A travers la réponse inadmissible de Salamin, c'est tout le DIP qui est en cause.
Intimider, museler les enseignants....empêcher toute critique, après ça Beer aura bon dos de prétendre que "sa" nouvelle organisation et ses 93 directeurs sont une pleine réussite!

Écrit par : Duval André | 14/12/2008

Le DIP c'est le foutoir et ça ne date pas d'aujourd'hui !
Dans moins d'un an : élections au CE
Moutinot aura fait -ou plutôt rien fait de- ses 12 ans (de trop!) et se retirera. Il sera alors grand temps de virer Beer et surtout de bien observer quels seront les candidats que ne manqueront pas de proposer les socialistes et voter en conséquence...

Écrit par : bidouille | 14/12/2008

Après lecture de la réponse donnée, je suis fort aise de constater que le ton est le même que celui que j'ai reçu, en tant que parent d'élève, pour avoir osé exprimer mon mécontentement à la solution proposée à mon enfant. Au moins les enseignants ont eu leur réponse au bout de trois semaines... Moi c'est au bout de 4 mois.

Écrit par : Loredana | 14/12/2008

L'IN34 n'est clairement pas la solution aux problèmes réels de l'école genevoise. Puisque l'étude PISA semble avoir tellement de valeurs aux yeux de certains, regardons comment le 1er de la classe, la Finlande, s'en sort :

- pas de redoublement
- pas de notes chiffrées
- aide accrue aux élèves en difficulté
- pas de bonnes et mauvaises écoles, même programme pour tous, dans toutes les écoles du pays
- formation universitaire pour tous les enseignants qui jouissent d'un très grand respect (de la part des élèves, des parents et de leur administration). Les études pédagogiques sont les plus prisées par les étudiants
- gratuité de l'école pour tous, qui est très bien subventionnée
- Ecole obligatoire de 7 à 17 ans, tronc commun, pas de spécialisation précoce.
- grande autonomie des Universités et des écoles

Source :
- http://tinyurl.com/5g4oge

- Formation des enseignants en maths en Finlande, George Malaty, traduit de l’anglais par Charlotte Bouckaert, 2004
http://tinyurl.com/4t3z5s

"La position sociale élevée des enseignants rend les études qui conduisent à l’enseignement particulièrement attrayantes, en particulier celles qui forment les instituteurs primaires, dans lesquelles les méthodes d’enseignement de la lecture et de l’écriture sont particulièrement remarquables depuis environ 150 ans. Non seulement l’éducation est gratuite en Finlande, mais elle est convenablement subventionnée. Les écoles offrent chaque jour aux enfants un repas chaud gratuit et les soins médicaux. Il y a un accès libre aux ordinateurs et aux imprimantes et tous les ordinateurs sont reliés à Internet. Les étudiants ont accès à l’ordinateur tous les jours et peuvent, entre autres choses, vérifier leurs e-mails. Les enseignants n’ont pas de limitation dans le nombre de photocopies qu’ils distribuent aux élèves. Le matériel, comme par exemple celui nécessaire pour les cours d’art, est distribué gratuitement. "

Les statistiques de la Finlande sont aussi intéressantes :
http://tinyurl.com/6btjth notamment la répartition entre les moyens alloués à l'enseignement et à l'administration (2%). Quel est le chiffre pour le DIP genevois ? Si la part du PIB attribué à l'Education en Suisse et en Finlande semble proche, peut-être des différences significatives existent dans la répartition. Le poids de l'Administration genevoise doit être colossal!

Voir Sources OCDE http://tinyurl.com/6haqwk

Il serait faux de penser qu'un chef de département puisse à lui seul changer le poids, les lourdeurs et les coûts exorbitants de l'administration, qui ne datent pas d'hier. Dans ce domaine, Genève paie encore les orientations des années MBG.

Écrit par : Tatage | 14/12/2008

Tatage répète quelques erreurs qui circulent sur le web et dans les journaux qui répètent sans contrôler.

par exemple, le redoublement en réalité existe en Finlande
il y a même une année de rattrapage proposée en fin de scolarité obligatoire
dont 10 % des élèves profitent pour avoir les moyennes pour entrer
dans les meilleures filières des lycées... (le Lycée et l'Uni sont très sélectifs,avec examens d'entrée). Les écoles privées sont subventionnées. Il y a des bonnes et des mauvaises écoles, évidemment.

il y a des notes au secondaire I (le CO)
et les instituteurs peuvent mettre des notes sur les travaux au primaire (et ne s'en privent pas). je le tiens d'amis finlandais...

On sait que la langue finlandaise est très facile pour l'apprentissage de la lecture (un signe = un son sans exception). Ce qui donne un avantage de départ non négligeable.

On sait que la cohésion culturelle est très grande (2 % d'étrangers contre +40% à Genève)
Entre parenthèse, c'est le seul domaine qui unit tous les premiers de classe (genre Japon, Corée avec la Finlande)

Pour l'administration, vous avez raison. J'ai lu une fois qu'il y avait dans toute la Finlande monis de fonctionnaires hors les classes que dans le seul canton de Genève. Et c'était avant les 93 directeurs... Les profs et les écoles sont réellement plus libres qu'à Genève, surtout liberté pédagogique totale.

Une école, comme toute entreprise est très tributaire de son chef. S'il est mauvais, la faillite n'est pas loin. Pour le DIP, c'est toute l'ambiance de travail qui se pourrit depuis des années et cela continue.

Écrit par : Dédé | 14/12/2008

Tatage est le spécialiste du contre point, sur tous les blogs et de toutes natures. C'est un passionné du style.

Pour revenir à ce qui est sérieux, comme le précise Dédé, on ne peut pas comparer une population très homogène +/-2% d'étrangers avec Genève qui doit avoir la population scolaire la plus hétérogène du monde avec +/- 40%!!!!

Il faut aussi arrêter de laisser se propager l'idée que les socialistes sont des gens d'ouverture.

Ils sont avant tout électoralistes et surtout, ce qu'ils reprochent aux autres pour éviter que le compliment leur revienne, DES POPULISTES de la pire espèce.

Ils font avec l'école ce qu'ils ont fait avec le logement, ils pourrissent la situation avec des approches aussi performantes que leur sens de la pédagogie, c'est à dire nul.

Et qu'on arrête aussi de vouloir dire que l'attitude de l'Entente est propre dans le dossier de l'IN 134.

Ils sont aussi tordus que les autres.

D'ailleurs comme le dit Dimier ci-dessus, ils gouvernent ensemble, c'est donc qu'ils sont d'accord. De cette concordance là on n'en veut pas, c'est de la compromission politique.

Merci à celles et ceux qui soutiennent l'IN134, cette solution est la plus adpatée aux besoins des premiers concernés, LES ELEVES..... nos enfants!

L'école n'est pas un lieu d'expérimentation, c'est celui où nos enfants doivent être mis dans les meilleures conditions d'apprentissage des bases.

L'analphabétisme est l'outil politique le plus prisé des totalitaristes car c'est le meilleur moyen d'avoir un peuple inculte à son service.

C'est ce qu'avaient compris les régimes communistes qui ont bâti des élites à leur solde et envoyé au goulag ceux qui réfléchissaient.

On espère que l'ARLE ne va pas se décourager et maintenir le combat. Quant aux REELISTES, qu'ils se fassent violence et comprennent que leur camp, la gauche, est très très mauvaise sur ce coup-là.

Négliger l'école c'est assurer l'avenir des prisons. Est-ce cela que veut la gauche?

Écrit par : julie | 14/12/2008

@ Patrick Dimier & Julie : effectivement, la cacophonie de l'école peut être (aurait pu être) combattue par l'IN 134... Rappelons ici que le MCG fut le seul groupe politique à avoir défendu l'initiative et rejeté l'CP. Bravo à lui!

Écrit par : Micheline Pace | 14/12/2008

@Dédé : Vous écrivez : "Les écoles privées sont subventionnées" Quelles sont vos sources ? Ce qui est bien avec le web, c'est que tout est disponible, il est facile de faire un lien vers les documents, même s'ils sont contradictoires, ça permet de se faire une meilleure idée d'une situation. Sinon, ça reste du niveau du café du commerce.

Écrit par : Tatage | 14/12/2008

En Finlande, "les enseignants qui jouissent d'un très grand respect (de la part des élèves, des parents et de leur administration)"...

Et si on commençait par là, ici à Genève?

Écrit par : Johann | 14/12/2008

"En ce qui concerne l'enseignant de 63 ans, c'est tout simplement scandaleux."

Et totalement inadmissible! C'est plus que du harcèlement, c'est vouloir casser un homme. Que font les syndicats? A quoi servent les Prudhommes?

Que font les autres enseignants pour lui venir en aide?

Écrit par : Johann | 14/12/2008

"Il prend d'ailleurs sa retraite ce 23 décembre après avoir servi"...

Au moins une bonne nouvelle... A moins que son remplaçant soit pire encore, mais est-ce possible?

"Sa" lettre prouve en tous les cas qu'"il" n'en a rien à foutre des élèves et des enseignants. Ces enseignants ont-ils été consultés sur la réforme des "directeurs"? A-t-elle fait l'objet d'une négociation et d'une concertation? Tous mots employés dans la non-réponse.

Mais le plus inquiétant, c'est la phrase sur "l'importance et [..] l'adéquation de l'évolution actuelle de l'EP." C'est le coup de pied de l'âne et la démonstration de la mise en place d'un régime autoritaire. alors que "l'évolution actuelle" au primaire a été brisée nette par l'initiative sur les notes.

Et les enseignants sont aussi des citoyens qui sont libres de dénoncer des dysfonctionnements. Mais si l'école primaire a un syndicat croupion style Baud, elle n'est pas sortie de l'auberge. Faudra-t-il que la prochaine lettre soit rédigée par un avocat au nom des parents d'élèves? Et je conseillerai vivement aux enseignants de prendre un avocat dorénavant.

Alors il est où le respect? Pour l'instant aux abonnés absents.

Écrit par : Johann | 14/12/2008

@ Johann : le respect est aux abonnés absents dans cette institution muette et autiste. Je rejoins totalement votre indignation et votre analyse de l'inertie interne. Quant au fameux directeur qui prend sa retraite, l'institution l'avait annoncée pour la fin de l'année dernière, etc. Après avoir non pas servi mais utilisé le dip pour sa carrière personnelle, au mépris des enseignants et des élèves, il aurait dû gicler, sans traitement, au lendemain de la votation du 24 septembre 2006 et pointer au chômage. Signataire du Manifeste anti IN 121, il a fait la pluie et le beau temps en matière de nominations des directeurs, prenant le soin d'écarter pour des raisons "politiques" certaines candidatures et engageant même des personnes qui n'avaient jamais été devant une classe (un ami institueur me l'a confirmé).

La photo qui le montrait au lendemain de la votation le montrait clairement arrogant, les bras croisés, avec un "Je reste!".

Tous ces agissements auraient dû être pointés pourtant ... Scandaleux!

Écrit par : Micheline Pace | 14/12/2008

Cher Monsieur Dimier,
Le parti radical est celui que j'ai choisi pour plusieurs raisons et j'adhère complètement à ses valeurs de base.
En matière de l'IN 134 et de CP il est vrai, je ne partage pas la position officielle. Mais je viens d'une famille FDP, et je crois qu'il est important de ne pas se séparer de sa "famille", mais d'y défendre ses points de vue.
A un moment donné j'ai pu croire au CP, mais il a dérapé... trop de concessions.. trop d'amendements venant de la gauche, un projet trop consensuel qui manque de clarté. Jamais il y aura un parti avec lequel vous serez toujours à 100% d'accord, jamais vous trouverez un ami avec lequel vous serez toujours d'accord.
Mais je sais également qu'à l'intérieur de ce parti certains vont voter en faveur de l'IN 134.

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 14/12/2008

Madame Pace, je crois qu'il est parfaitement irrespectueux d'utiliser le terme "autiste" de cette manière. Même si c'est une métaphore, c'en est une mauvaise, qui vient de la méconnaissance du sujet (l'autisme) et utilise un "cliché" caricatural...
Il faut trouver un autre terme, par respect pour nos attachants autistes...les vrais.
Amicalement
Ark

Écrit par : arkencielle | 14/12/2008

C'est vrai que les enseignants sont brimés. Y a qu'à voire les rapports d'Amnistie International, du CICR et le nombre de procès devant la cour européenne des droits de l'homme. De plus, avez-vous déjà vu des enseignants d'ARLE, REEL ou de la SPG s'exprimer publiquement chez Decaillet ? Non, vraiment le grand problème de l'enseignement à Genève c'est le manque d'expression de son corps professorale … C'est aussi les cadences infernales, la preuve vous trouvez beaucoup plus facilement à recruter des policier, des vendeuses, des travailleurs sur les chantiers plutôt que des enseignants. Et je ne vous parle pas de la suppression des vacances scolaires.

Et que dire de cet enseignant "obligé" d'aller enseigner à 1h de chez lui, qu'en dise les 7'000 autres enseignants de la place ?… rien et pour cause ils peuvent pas s'exprimer! Quel mépris! Moi je propose qu'on oblige les élèves de cet enseignants à déménager pour être plus près de l'enseignant en question. Mais il habite ou au fait pour être à 1h de son lieu de travail?

Vous trouvez que je suis de mauvaise foi ? Mais vous n'êtes pas obligés de me croire!

Écrit par : Toxo | 15/12/2008

@Toxo:
la très grande majorité du corps enseignant vote à GAUCHE. Si vous l'êtes il vous appartient de militer pour que cette majorité passe de l'autre côté! Vu ce que l'on entend lors des Assemblées de délégués à la CIA, je pense que vous n'êtes pas prêts d'y arriver.

La raison de cette situation est principalement due au fait que la gauche caviar qui hante les couloirs de la DG du DIP s'en fout totalement, elle est à l'abri.

La gauche a toujours fonctionné de cette façon, en alourdissant les structures, en les surpayant et en en faisant une caste à part.

Tant et aussi longtemps que ce moyautage sera en place vous n'avez strictement aucune chance de renverser la tendance.

La clef est donc la suivante:
1) continuer à démolir chaque fois que cela est possible l'image de bon gestionnaire du conseiller d'Etat et mettant en exergue ses non sens (recours est une exemple)

2) Cesser de croire que tout ira mieux lors de la prochaine législature et ne plus voter pour ce parti qui se fout de nous tous

3) manifester auprès des parents de vos élèves ce qui se passe réellement car cela fait partie de votre liberté d'expression. La preuve les courriers partis chez les parents avant l'annulation du vote par le DIP et les 68arts qui le soutiennent.

A défaut, sortez vos mouchoirs, il sera réélu et avec lui son cortège de planqués.

Écrit par : Hélène | 15/12/2008

@Toxo: votre billet est plein d'humour (amer me semble-t-il, c'est souvent le meilleur) et non dépourvu de vérité. Permettez-moi, même si les temps ont changé, de tenter de les mettre dans une perspective historique, puisque nous vivons aujourd'hui en moyenne assez longtemps pour faire l'expérience de plusieurs changements de majorité politique, de cycles économiques et même de modes de pensée.
Dans les années cinquante encore, il était presque impossible d'obtenir un poste dans l'administration publique genevoise sans être du parti Radical ou pistonné par l'un de ses membres. A cette époque, où la "République (était encore) au Collège" selon l'expression de Philippe Monnier (Le Livre de Blaise), le directeur du Collêge Calvin (seul Collège supérieur pour garçons) était un ancien Chef de la police, M. Zöller. Presque tous les élèves étaient destinés à occuper plus tard des fonctions ou des postes importants dans la dite République et à gagner beaucoup d'argent comme notaires, avocats, médecins et autres chefs d'entreprise, sauf quelques hurluberlus qui, souvent premiers de classe mais d'origine modeste, étaient réduits à faire de l'enseignement, par goût de l'étude ou par manque de relations familiales, certains, comme disait M. Chopard, maître d'anglais, de ne "jamais devenir riches", mais à l'abri, pour leur familles qui avaient le souvenir des années de crise, du besoin, et même respectés par les gens simples.
La prospérité économique des années soixante a tari ce recrutement au point qu'on allait chercher, en Belgique et en France surtout, des candidats à cette profession de si peu d'avenir. Chaque fois que la tendance économique s'est inversée depuis lors, les enseignants surtout, mais tous les autres fonctionnaires aussi, sont devenus par un jeu de bascule dont nos démocraties sont coutumières, les privilégiés dont on réclame sinon la tête, mais du moins le statut, même si certaines professions moins privilégiés ont bénéficié à plus d'une reprise de l'effet d'entraînement, évidemment très mal vu des patrons du privé, que ce statut pouvait avoir sur leur propre sort.
Pendant les deux ou trois décennies suivantes, une grande partie des fonctionnaires, sinon tous en tout cas ceux de l'Enseignement, alimentaient à cent pour cent la caisse de Contributions publiques et les coffre-forts des propriétaires et régisseurs, puisqu'il leur était interdit d'habiter hors du canton de Genève, que ce soit sur Vaud ou en France, à une époque où beaucoup de leur critiques actuels acquéraient des biens ou diminuaient leur loyer par ce moyen, si ce n'est les deux.
Pendant ces années et à titre d'exemples, les syndicats ou associations de maîtres ont toujours soutenus les revendications des travailleurs moins bien traités qu'eux, notamment les concièrges d'école, et les maîtres des Collèges (gymnases dans le reste de la Suisse ou Licées en France) ont refusé de négocier des augmentations de salaire qui les auraient avantagés au détriment des maîtres du Cycle d'orientation, parce que ceux-là avaient la même formation universitaire, même si politiquement cette division avantageuse pour eux aurait été possible.
Le statut de fonctionnaire, si honni de nos jours, a évidemment ses aspects négatifs, notamment la difficulté de se séparer de collaborateurs qui se révélaient au cours du temps incapables, pour toutes sortes de raisons, de bien accomplir leur tâche. Elle a aussi, et il faut avoir l'honnêteté de le dire, assuré le fonctionnement d'une administration largement plus compétente, plus respectueuse des usagers et moins corrompue (c'est peu de le dire) que celle de beaucoup d'autres pays, même proches, dont les membres dépendaient et dépendent encore souvent d'emplois supplémentaires, si ce n'est de pots de vin simplement pour survivre à peu près correctement.
La période de prospérité et une grande popularité de Conseiller d'Etat André Chavanne, a aussi eu pour effet de donner des moyens plus grands à ceux qui désiraient réformer l'enseignement et se sont alors mis a surfer sur cette vague tout un ensemble de disciplines psycho-pédago-linguisto-idéologiques (pour faire simple, si j'ose dire), qui ont trouvé à Genève un foyer dans la nouvelle FAPSE. Les révolutions font toujours du bien à ceux qui les mènent, sont souvent aussi excessives et donc néfastes par le zèle de ceux qui en appliquent les principes théoriques en confondant laboratoire, champ d'expérimentation et vie ordinaire. La critique qui en a été faite est certainement salutaire et nous verrons bien ce qui en ressortira. En profiter pour vouloir démolir de l'enseignant est par contre très injuste, et la grande majorité de ceux qui ont des amis ou des parents enseignants connaissent leur dévouement, leurs fatigues et leurs soucis quotidiens.
La situation économique actuelle se prête évidemment peu à l'écoute de ce genre de considérations, chacun saisissant la planche la plus proche et la plus solide apparemment lors d'un naufrage. Il peut néanmoins être utile, pour donner un poids plus grand à une mise en garde contre le démantèlement hâtif et total de ce qui a constitué une force de notre société et de notre pays, de jeter un regard au-delà de nos frontières, en Australie par exemple, où les prisons sont gérés par des entreprises privées en majorité entre les mains d'un ancien du FBI américain, aux Etat-Unis, qui emploient massivement des mercenaires échappant à tout contrôle dans sa guerre en Iraq, dans le monde entier ces derniers temps, où les principaux pourfendeurs de l'Etat, après s'être rempli les poches, en appellent désormais à celui-ci pour les tirer d'affaire.
Merci de votre texte et de votre attention.

Écrit par : Mère | 15/12/2008

Chère Mère,
Vous avez absolument raisons ... et je partage votre admiration et cet hommage "historique" pour ce corps de l'Etat.
Mais vous pourriez en dire autant pour les secrétaires, les infirmières, les policiers etc. Moi contrairement à d'autres je ne soulève pas certains fonctionnaires contre d'autres (les gentils enseignants et les méchants pédagogues et bureaucrates).

Mais venir me dire que les enseignants sont "brimés", là j'y crois pas voyez-vous! Mettre en exergue le cas d'un enseignant qui doit faire 1h. de trajet pour démontrer que le corps enseignant est "mobé" c'est un peu court.

Certains font dans la défense du corporatisme plutôt que dans celui de la fonction publique, donc on critique le système sans se remettre en cause un minimum. D'autres en font une récupération "politicienne" (de l'anti-beerisme primaire) pour avancer d'autres pions.

Vous voulez parler de pédagogie ? Parlons-en ! Le débat de fond est de savoir si nous voulons une école de l'égalité des chances ou de la sélection précoce.
Le modèle reproché par ARLE et REEL c'est le lent mouvement de l'école genevoise vers un début de collège unique sous la forme "Common Scholl". Ce modèle est né aux USA (repaire de bolchéviques et de gauche caviar!) pour permettre l'intégration des populations migrantes. Moi je suis pour une école qui intègre, qui permet au plus grand nombre d'avoir une perspective d'avenir. Les enquêtes internationales démontrent que les performances des élèves en tronc commun sont bien meilleures, surtout dans les pays à forte migration !

Mais le plus beau des résultats est quand même la formidable intégration de nos différentes couches de migration depuis bientôt 40 ans et surtout le haut degré de productivité des ouvriers et des employés de notre canton. Pas trop mal l'école quand même !

Mais vous n'êtes pas obligé de me croire.

Écrit par : Toxo | 15/12/2008

Vous vous mêlez totalment les pinceaux, Toxo (=Tatage?) ... Sans tomber dans anti-beerisme primaire (je vous prie, pas d'insulte), l'école de Beer n'offre aucune perspective d'avenir pour les jeunes; en plus l'ascenseur social (de certaines classes d'élèves) alliée à une péterisation (prouvée par certaines nominations de cadres) est en panne à plusieurs niveaux de l'école! Ne retournez donc pas le problème, sinon, le débat est sans intérêt...

Quant à la problématique des populations migrantes : ce sont le socialos eux-mêmes (la clique de l'Ourson) qui l'ont dit, "c'est à causes d'elles, que l'école genevoise connaît un nivellement vers le bas".

Si c'était l'UDC qui avait proféré de telles inepties, l'opinion publique les aurait interprétées dans un sens fascisant (alors que le phénomène n'a rien à voir le traitement des criminels étrangers). Cherchez l'intrus!

Écrit par : Micheline Pace | 15/12/2008

Toxo=toxomanie=toxique
Toxo collabo?
Pour ce qui est de l'intégration toxo ne doit pas traîner ses guêtres aux Palettes, toxo doit être bon socialo planco dans les immeubles de l'Etat ou mieux, comme Grobet, dans son "sam'suffit" au Grand Braconnex.

Toxo pas bon, toxo mauvais puerk, toxo pas seigneur des anneaux

Écrit par : jérémie | 15/12/2008

Pour toxo: Allez voir le blog suivant: http://vudenhaut.blog.tdg.ch sur l'égalité des chances !!

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 15/12/2008

Pour Marion Garcia Bedetti : je l'ai vu et fait mes commentaires, c'est lui qui dit que l'école doit pas être laissé aux intelectuelles ...avez-vous lu la qualité de ses commentaires ? pour une enseignante pourriez prendre un autre exemple de qualité intelectuelle ... quand même!

Écrit par : Toxo | 16/12/2008

@jérémie : c'est bien ! Bravo! Maintenant on prend la pilule ! D'accord?

Écrit par : Eloys | 16/12/2008

@Eloys,
on a perdu la mémoire? c'est Aloïs!

Eloys c'est au mieux Rousseau et côté éducation.......

Pour ce qui de la pillule la vôtre ou celle que vous voulez nous faire avaler elle n'est pas sucré mais acide, comme celui qui veut l'administrer.

Écrit par : jérémie | 16/12/2008

Ce pauve Toxo ne sait plus que dire pour heurter le bon sens !

Écrit par : Johann | 16/12/2008

Toto & Tatage ont le bec cloué! Pourvu qu'ils cessent de propager des contre-vérités et de polluer ces sites où l'on débat. Téléguidés par Beer, ils feraient mieux de se cacher.

Écrit par : Salomé | 16/12/2008

Que je sache, les blogs de la TDG sont ouverts à tous, non ? Dès qu'on ose émettre un avis contraire aux anti-Beer, on se fait insulter ou nos commentaires ne sont même pas publiés. Mme Pache n'a pas le monopole de l'opinion, ou alors il faut l'écrire clairement.

C'est curieux qu'un débat sur l'école puisse déclencher de telles passions chez certains, qui voient le complot partout. Je ne poste sur ces blogs que sous un seul pseudo, je ne connais ni Toxo ni M. Beer, je ne fais pas partie de son staff et je ne suis membre d'aucun parti politique.

Je vote à Genève, je pensais que c'était suffisant pour oser émettre une opinion sur des blogs locaux. Peut-être que j'ai tort, seuls les responsables et membres de certains partis politiques ont le droit de s'exprimer, de faire de la propagande et d'insulter ceux qui ne pensent pas comme eux. Pas très démocratique ni très genevois.

Écrit par : Tatage | 16/12/2008

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