04/12/2008

QUE FAIRE POUR L'ECOLE GENEVOISE

QUE FAIRE pour que les jeunes GENEVOIS DEVIENNENT « SUISSO-COMPATIBLES » AU NIVEAU SCOLAIRE ?

L’étude Pisa est assez éloquente. Le système hétérogène est clairement à abolir. Les cantons dans lesquels les classes sont les plus homogènes obtiennent les meilleurs résultats. (cf. Schaffhouse)

Différentes cultures coexistent également dans ces cantons. Pas seulement à Genève.

Les lamentations sont terminées, passons aux actes.

 

Voici quelques remèdes pour le CO :

1)      Abolir les classes hétérogènes. Création de classes les plus homogènes possibles pour que l’enseignant puisse adapter ses cours à ses jeunes en fonction de leur aptitude. Il faut donc  réintroduire la pédagogie explicite, structurée et accessible pour que même les élèves les moins scolaires puissent en bénéficier un maximum.

2)      Les sciences et les mathématiques doivent être dotées de plus d’heures.

3)      Les manuels de type socio-constructivistes doivent être remplacés au moins pour les élèves moyens et les plus faibles.

4)      Il faut établir une hiérarchisation des sanctions clairement définie dans tous les établissements. Sans autorité pas d’école valable.

5)      Les barèmes des épreuves cantonales doivent être préétablis (pour que la direction générale ne puisse plus tricher en simplement décidant que 2 tiers des élèves genevois doivent avoir la moyenne et donc établir le barème en fonction) pour qu’on ait une bonne vision de l’ensemble des résultats des écoliers genevois.

6)      Dans les classes avec les élèves les moins scolaires il faut qu’il y ait le moins d’intervenants possibles, pour cadrer ces jeunes et les entourer correctement

7)      L’équipe médico-psycho-social n’intervient qu’à l’extérieur du bâtiment (trop d’élèves profitent de leur présence pour s’échapper des cours et aller discuter) et les élèves rencontrant des difficultés ne doivent pas être considérés comme des malades. Nous ne devons pas former des assistés.

8)      Les enseignants doivent être formés dans une HEP, car c’est avant tout une formation professionnelle qui est nécessaire, et non pas une formation théorique.

Cette liste n’est certes pas exhaustive, mais nous n’avons plus de temps à perdre ! Trop d’élèves ont déjà été sacrifiés au nom d’une idéologie malsaine. La mission première de l’école n’est pas de socialiser, mais de transmettre des connaissances et des bases solides. Il est malhonnête de faire croire à notre jeunesse que tout est toujours possible à tout moment ! 

Un peu de bon sens, simplement !

 

Commentaires

Aaaah le "bon sens"...
Denrée rarissime à Genève et la pénurie dure.

:o)

Écrit par : Blondesen | 05/12/2008

Monsieur Beer affirme que PISA met en évidence l'équivalence des résultats des classes hétérogènes et des regroupements A et B. Il omet de dire que les regroupement A et B du cycle actuel sont eux mêmes hétérogènes! Rien ne les différencie des classes hétérogènes à part le nom. Normal que les résultats soient comparables.

Il oublie aussi de souligner que l'écart des performances entre forts et faibles est de 100 points. Or, 40 points PISA correspondent à une année scolaire. Ceci signifie donc que les élèves faibles ont deux ans de retard par rapport aux forts, tout en étant comme eux en 9ème.

Il oublie encore de remarquer que Genève arrive en tête du pourcentage d'élèves en dessous du niveau 2 de compétences en sciences. Ce niveau correspond à des connaissances insuffisantes en sciences pour faire face aux situations de la vie quotidienne.

Tout cela ne l'empêche pas de continuer à dénigrer l'initiative 134 qui prévoit une filière scientifique prégymnasiale et une filière technique-informatique préprofessionnelle, ainsi qu'une classe de transition entre la 6ème et la 7ème destinée à combler les lacunes des plus faibles.

Écrit par : rita bichsel | 05/12/2008

"Les enseignants doivent être formés dans une HEP, car c’est avant tout une formation professionnelle qui est nécessaire, et non pas une formation théorique."
Comment expliquez-vous les résultat du canton de Vaud, dont les maître sont, sauf erreur, formés en HEP ?
http://www.24heures.ch/vaud/science-parent-pauvre-ecole-vaudoise-2008-12-04

Est-ce vraiment la tendance des pays européens que de sortir la formation des maîtres de l'Université ? Il ne me semble pas, en tout cas ce n'est pas le cas de la Finlande me semble-t-il. Peut-être le DIP devrait faire des échanges avec les écoles de Finlande, que ce soit des profs, des responsables de formation et des élèves.

Écrit par : Tatage | 05/12/2008

Peut-être rétablir un climat serein sera la première chose à faire. Les nouveaux Directeurs mis en place doivent impérativement avant de revoir les programmes scolaires remettre l'église au milieu du village à savoir rétablir : rediscipliner les élèves, accompagner mais punir sévèrement les actes de violence et d'incivilité au sein de l'Ecole (bagarres, petits deals faits par les élèves, rackets, menaces verbales ou physiques, perturbations des cours).

Écrit par : demain | 05/12/2008

Le problème global de l'école n'est pas une question de HEP, d'église au milieu du village, ni de bonne droite contre méchante gauche, ou de méchante droite contre bonne gauche. C'est bien plus complexe que cela, c'est un rouleau compresseur et les facteurs qui concordent pour détruire l'école proviennent aussi bien de la gauche que de la droite. J'ai déjà expliqué cela dans ma "Lettre ouverte à ceux qui croient encore en l'école". Mais ce que je n'avais pas vu à l'époque c'est la chose suivante : j'ai longtemps cru qu'il y avait deux écoles, mais il y en a trois.

En 40 ans, on est passé de l'école de la culture (celle que j'ai suivie), à l'école de la transmission de savoirs (celle où j'ai enseigné) et à l'école des compétences (celle de mes enfants).

Or l'école de la culture permettait de mettre en rapport les diverses disciplines, elle offrait l'opportunité de comprendre les choses de manière plus globale parce que ce sont les valeurs culturelles qui leur donnaient un liant. Mais par toute la gauche à la suite de 68, elle a été attaquée au motif qu'elle reproduisait des élites et que, sous des apparences républicaines, elle ne servait que les enfants de la bourgeoisie.

L'école de la transmission de connaissances, en gagnant en neutralité et en supprimant l'orientation culturelle, a fait perdre le lien entre les diverses connaissances. On a juxtaposé des disciplines sans hiérarchie entre elles. Et la droite l'a critiquée au motif qu'elle ne formait plus des jeunes capables d'être en phase avec le monde-qui-change-tout-le-temps.

Quant à l'école des compétences, elle a fait une croix sur le contenu. Elle axe son effort sur des savoir-faire vite transformés en recettes. Et elle satisfait les deux orientations politiques parce que elle ne présente pas de motif essentiel de chicane, mais toutes deux sont consternées en découvrant les résultats Pisa.

Pour dire les choses simplement : la gauche pense que le latin est élitiste, la droite qu'il est inutile, et toutes deux s'entendent pour le supprimer.

Écrit par : Jean Romain | 05/12/2008

Les enseignants viennent de recevoir de la Direction de l’Enseignement primaire une directive sensée les aider à rédiger le carnet de leurs élèves. Le ton est donné !
Comment manier la langue de bois, ménager les susceptibilités des parents, éviter de « froisser », se mettre à l’abri des ennuis…
Je ne résiste donc pas à vous en livrer quelques perles…ceci n’est pas un gag :


Commentaires à éviter/Commentaires à privilégier

Eviter l'utilisation du verbe être, qui définit la personne, et la tendance à la catégorisation:
• X est toujours incapable de se concentrer…
Privilégier l'emploi d'un verbe d'action, qui décrit un fait:
X canalise difficilement son intérêt sur une tâche sans l'aide de l'adulte…

Eviter les formulations négatives en début de commentaire:
• V désobéit continuellement…
Privilégier la mise en évidence, au début du commentaire, d'aspects positifs. S'il y a des difficultés, relever les progrès qui restent à faire et proposer éventuellement des pistes:
• Selon les jours, V se montre
respectueuse des règles de vie. D'autres jours, elle est à la recherche constante des limites en transgressant les consignes. J'ai noté un début d'amélioration lorsque je lui demande
d'expliquer avec ses propres mots la consigne à observer.

Eviter les formulations marquées de jugement sur la personnalité de l'élève, peu opérationnelles et qui étiquettent:
• Y est agressive…
• X est timide …
Privilégier les exemples concrets, et les contextualiser dans des situations sans les généraliser:
• Souvent, à la récréation, Y tape les autres enfants…
• A la récréation, X reste plus souvent en retrait…

Eviter les commentaires faits sous le coup de l’émotion. La prise de recul par rapport aux événements, ne pas écrire un commentaire dans le livret suite à une journée qui s'est mal passée avec l'enfant. La production d'un commentaire impersonnel:
• C'est un enfant qui…
Privilégier l'emploi du prénom de l'enfant.
• Z est un enfant qui…

Écrit par : Duval André | 05/12/2008

Je ne crois pas une seconde qu'une direction de l'enseignement primaire puisse édicter de pareilles énormités. C'est un gag de fin d'année ! J'ai cru lire Ubu Roi. Rassure-moi : où est le crochet qui sert à mettre les sots dans la trappe à sots ?

Écrit par : Jean Romain | 05/12/2008

Charles Beer est incontestablement responsable.
Mais ... une question s'impose.

Que font les parents pour aider leurs enfants mais aussi quel est l'intérêt des enfants à apprendre plus que ce qu'ils apprennent en cours ?

Quelle est la fréquence des visites à la bibliothèque municipale, pour apprendre plus et mieux qu'en classe ?

Quelle est la part d'enseignants qui donnent des cours de soutien aux élèves en difficulté ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06/12/2008

Monsieur,
Tout enseignant va volontiers reexpliquer quelque chose à un élève qui n'aurait pas compris une notion, et ceci en dehors des cours, mais souvent vous lui donnez rendez-vous et il ne vient pas, car il a un bus à prendre etc. En dehors de cela ils existent dans tous les CO des cours d'appui organisés et des heures de dépannages plusieurs fois par semaine. L'élève s'inscrit à un cours d'appui et il peut aller dans un cours de dépannage d'une façOn très ponctuelle, rester plus ou moins longtemps pour se faire expliquer une notion. Des structures assez uniques en SUisse. Donc l'aide offerte est assez généreuse.
Alors le grand porblème c'est tout de même les classes trop hétérogènes, dans lesquelles vous avez des élèves qui comprennent en un quart de tour et d'autres qui ont besoin de 10 plus de temps pour comprendre, faire un exercice etc.

QUant à la fréquence des visites à la bibliothèque dans un CO (BM je ne sais pas): je pense c'est plutôt les élèves les plus forts qui y vont....donc voilà. Les jeux vidéos etc. sont plus attractis que les livres, les télévisions dans les chambres des enfants également, une habitude de nos jours, semble-t-il quand on les entend parler.
Bco de parent engagent des répétiteurs, mais si celui-ci fait simplement le travail à la place des enfants, ce n'est pas très utile.

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 06/12/2008

Je vous remercie pour vos explications.
Il y a donc un problème récurrent avec les parents ... malgré leurs efforts financiers.
J'entends ... plus d'implication dans l'éducation.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06/12/2008

Le carnet de nos enfants devient un certificat de travail, à savoir qu'il va falloir "décoder" les informations transmisent par l'école !! Pourquoi ne pas appeler un chat, un chat ??? La plupart des parents (pas tous je vous l'accorde) s'impliquent dans la scolarité de leurs enfants, mais à l'école primaire si on s'implique les enseignants nous traitent de "maman poule" ou "papa gâteau", qui protégent trop leurs bambins. Quant au C.O. et au post obligatoire il serait bien que certains enseignant(e)s aient une tenue et un comportement décents (éviter les décolletés plongeants et l'haleine qui pue l'alcool serait déjà bien) s'ils veulent être respectés par leurs élèves, et accessoirement par leurs parents. Tout comme certains soi-disants assistants professionels ou sociaux qui lors des soirées informatives aux parents n'ont rien de professionnel et où l'on a l'impression de les "emm...er" plus qu'autre chose... Cas vécu il y a moins d'un mois. L'éducation et l'école est l'affaire de tous, parents, enseignants, élus, adultes en général.
Je souhaite aux enfants qui entament leur cursus scolaire moins d'essais pédagogiques et plus de rigueur de la part de tous les acteurs de leurs jeunes vies.

Écrit par : Aliti | 06/12/2008

Désigner un syndicaliste pur et dur, socialiste et doctrinaire de surcroit à la tête du DIP était vraiment une aberration.Nous le payons cher actuellement.

Ce département est la risée de notre pays et c'est parfaitement justifié.

Or les résultats dont on pouvait prévoir sont là. Son idéologie de gauche continue à faire des dégats dont il faudra un bonne génération avant de pouvoir amortir les méfaits, ceci à condition qu'il soit remplacé rapidement par une personne intelligente, non doctrinaire, ayant un minimum de charisme.
En face de l'incapacité de leur chef, les enseignants gauchistes et débraillés, continuent à faire "copain-copain" avec leurs élèves et ne méritent plus leur respect.

Est-il donc étonnant que Genève se retrouve dans cette situation dramatique.
Vivement un gros coup de balai dans ce sérail d'incapables où le souci principal semble être en priorité, les augmentations de salaire plutôt que l'instruction de nos enfants. Pour cela, il faudrait encore en être capable.
Ce que je doute fortement.

Écrit par : charvet | 07/12/2008

"Le système hétérogène est clairement à abolir. Les cantons dans lesquels les classes sont les plus homogènes obtiennent les meilleurs résultats. (cf. Schaffhouse)"

Cette phrase n'est aucunement une démonstration, c'est simplement un sophisme de confusion entre causalité et corrélation ... vous savez, ce genre de chose qu'on apprend en statistique à l'Université ...

Écrit par : Djinius | 07/12/2008

"Charles Beer est incontestablement responsable."

Non, Victor ... tu n'apportes aucun élément à l'appui de ta phrase, c'est n'est pas en donnant une forme affirmative à une phrase pour "par magie", lui donner un caractère démontratif. Car moi, je peux y opposer exactement la phrase inverse et avoir tout autant (c.a.d aucunement) raison que toi.

Écrit par : Djinius | 07/12/2008

Je suis quand même étonné que personne ne se pose question de la pertinence de ces études PISA, qui sont mises en place par l'OCDE, dont le crédaux est la libéralisation et mise en concurence de nombreux pan de service public, dont l'éducation.

On voit que dans de nombreux domaine, particulièrement ceux des biens publics s'avère plus nuisible qu'autres chose ... alors, membres et intéressé par l'enseigmement, pourquoi ne pas essayer de réfléchir au cadre qui a fait naître cette polémique ... à savoir la pertinence de PISA et de l'OCDE d'ailleur ...

Écrit par : Djinius | 07/12/2008

" particulièrement ceux des biens publics s'avère plus nuisible qu'autres chose"

doit être lue comme

" particulièrement ceux des biens publics, la concurence s'avère plus nuisible qu'autres chose"

Écrit par : Djinius | 07/12/2008

Il est certain que le pauvre Monsieur Beer ne peut être tenu que pour co-responsable de la nullité militante du C.O. Avant lui, il y eut Matrine BG (jamais une magistrate n'avait pareillement piétiné notre école) et sa cohorte d’experts, d’ailleurs encore en place aujourd’hui.

Soyons justes ! M. Beer a néanmoins reconnu sur le plateau de Léman Bleu, la semaine passée, que la Rénovation du primaire n'avait pas été un pas vers le progrès. C'est fort bien à lui de tourner la page après l'avoir défendue bec et ongles. Il faut savoir changer d'avis, car les faits et les chiffres sont têtus.

Je prends le pari que lorsqu'il aura perdu en mai prochain, lui et les partis politiques inféodés à sa cause, la bataille sur le CO et leur misérable contreprojet qui reproduit presque à l’identique la situation actuelle, il dira qu’effectivement, après mûre réflexion et devant le verdict du peuple, il fallait un remède de cheval pour redonner une couleur au C.O.

Écrit par : Jean Romain | 07/12/2008

Mon cher Dji, l'important était plus dans la recherche des efforts entrepris par ceux qui sont mécontents, que dans la recherche de responsabilité, qui incombe tout de même au responsable du DIP.

Et puis, on peut en changer d'école, ou encore refuser d'y aller.

Il faut rechercher des solutions, là ou il y a problème, non ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/12/2008

Eh oui, il y a un singulier vide. A force de vouloir tout rénover.
Je prend un exemple, mettez un peu de vin dans un verre (l'essentiel à enseigner), on rajoute de l'eau, encore et encore, (les diverses réformes de programmes) lorsque l'on a mis beaucoup d'eau plus d'une carafe, essayer de retrouver l'essentiel qui doit être enseigné. C'es plus possible.
En plus, il ne faut pas traumatiser nos chères têtes blondes ou brunes. Il ne faut pas les noter sévèrement,il faut qu'il pense que tout va bien dans le meilleur des mondes. Comment feront-ils demain quand ils devront effectivement faire un effort. Je vous le demande...Inanna

Écrit par : Mariette | 07/12/2008

"..Cette phrase n'est aucunement une démonstration, c'est simplement un sophisme de confusion entre causalité et corrélation ... vous savez, ce genre de chose qu'on apprend en statistique à l'Université ..."

Cher Monsieur Charvet. Dans la note à laquelle vous faites allusion il n'est pas question de démostration mais des faits avérés, vérifiables par tout un chacun. Quant au sophisme il ne suffit pas de l'affirmer, il faudrait argumenter (si on a compris ce que c'est) et, à propos des statistiques il ne faut pas oublier , en effet, que c'est seulement un outil et que chacun en fait ce qui l'arrange. En aucun cas elles ne devraient se substituer au bon sens.

Écrit par : Aigle von Genf | 08/12/2008

Chère Madame, vous avez oublié
• la remise au gout du jour de la férule et des châtiments corporels,
• supprimer la philo (et pourquoi pas les profs de philo? Devrions demander l'avis de M.Putallaz?),
• supprimer également les congés maladie du personnel enseignant (les profs ne doivent pas être considérés comme des assistés, également),
• supprimer les vacances des élèves et du personnel enseignants (qu'en pense les enseignants d'ARLE et REEL ?) ce qui permettra d'augmenter les heures de math, français, allemand, anglais, et dans les sciences (mais surtout pas la philo, si non M.Putallaz revient!)
• Je propose que la formation des enseignants soit remplacée par un apprentissage de 3 ans et si possible en Chine qui ne connait pas le socio-machin là …

… Voilà, je sais je ne suis pas sérieux, excusez-moi mais je ne suis le seul ici, voyez-vous!

Écrit par : Toxo | 08/12/2008

On tape sur les responsables scolaires et sur les enseignants. Très bien.

Et les parents dans tout ça. Ils n'ont pas une part de responsabilité?

Elle est où l'étude qui nous dira à quelle heure les enfants vont se coucher le soir, combien d'heures par jour et jusqu'à quelle heure ils passent leur temps devant la télévision, la console de jeu ou l'ordinateur? Combien ont une télévision, un ordinateur dans leur chambre? Combien et à quel âge ont déjà vu des films pornographiques? Combien lisent des livres et avec quelle fréquence?

Et comparons aussi avec les autres cantons... tant qu'on y est.

Je sais juste que beaucoup d'enfants regardent (ou regardaient) Prison Break jusqu'à la fin...

Et puis c'est marrant tous ces commentaires à l'emporte pièce sur pisa... alors que personnes n'a lu le genre des questions... ni ne sait qui les a élaborés!

En tout cas, certains sont bien contents du "classement" de Genève... ça leur permet de vendre leur salade.



PS: j'aime les salades.

Écrit par : Johann | 09/12/2008

Les parent paient des répétiteurs...

Pourquoi? Ne sont-ils pas capables de s'occuper de leur enfant? De leur apprendre à lire, à compter, de leur donner le goût de la lecture?

Ah! C'est certainement plus facile de leur payer tout ce qu'ils désirent. Et de bâcher sur tout.

Un exemple dont je suis à peu près sûr du résultat. S'il y a des enseignants qui me lisent, posez donc les questions suivantes à vos élèves:

"Quand vos parents vous disent "non", acceptez-vous leur décision ou insistez-vous?"

Je pense qu'ils insistent.

"Si vous insistez, que se passe-t-il? Vous êtes sanctionnés ou vous obtenez gain de cause?"

Je pense qu'ils obtiennent gain de cause.

Or seules des limites clairement définies sont structurantes.

Pauvres parents, et par conséquent pauvres enseignants.

Écrit par : Johann | 09/12/2008

NON, c'est en effet le mot magique ! C'est tellement plus facile de dire oui à tout, n'est-ce pas ? IL faut beaucoup d'énergie pour dire non, de la persévérance et c'est vrai c'est parfois fatiguant. Mais les jeunes en fin de compte comprennent quand vous leur dites non fermement, sans discussion, car c'est vous en tant qu'adulte qui décidez et vous prenez VOS RESPONSABILITES. AInsi vous signifiez clairement un cadre à votre enfant ou votre élève. ET vous prenez la respopnsabilité sur vous. Et c'est ce qui manque actuellement dans nos écoles en particulier, plus personne ne veut être responsable de quoi ce soit.
Le NON SANS DISCUSSION doit s'imposer parfois. Dans la vie tout n'est pas négociable!

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 09/12/2008

J'imagine sans peine qu'avec des enfants mal ou pas éduqués les enseignants doivent ramer.

Un seul exemple, vécu, de gestion éducative:
Dans un tram, il reste quelques places de libres. Monte une mère et son enfant 4-5 ans. L'enfant s'assied sur un siège. Arrêt après arrêt le tram se remplit à devenir bondé. Monte une dame de 80 ans. La mère offre-t-elle la place de son fils? Non, elle fait semblant de ne rien voir. Remarque de ma part. Explication qu'une dame âgée avec canne doit avoir accès à une place assise qui n'est pas due à un jeune enfant. Simple respect pour nos aînés. Je me suis fait insulter (en anglais) avec "bien sûr" en guise de conclusion une fin de non recevoir...

Il y a des coups de pied au cul qui se perdent.

Les parents sont totalement responsables de leurs enfants et de leur éducation. Je ne sais pas, mais j'ai comme l'impression qu'à Fribourg les parents sont davantage responsables. D'où les différences dans les résultats scolaires. Au moins en partie.

Écrit par : Johann | 09/12/2008

L'intégralité de cette magnifique directive sur le site de l'Arle:

http://www.arle.ch/ecole-primaire/notes/220-quels-commentaires-dans-le-livret-scolaire

Écrit par : Duval André | 09/12/2008

@ Johann, vous vous tapez trois mois et demi de vacances par année, les parents ne font que un mois, et doivent laisser les enfants seuls!! Vous travaillé 22 heures par semaine, eux 40 heures. J'allais oublier, vous avez changé de chaine et pour avoir raison vous mettez des questions et vous vous donné la réponse. Seulement que votre sorte d'avenir est joué, car on va vers la privatisation de l'école, est inevitable portant que des profs. pour cacher leur incompetance donneront la faute aux autres. Même quelle vulgarité dans vos lignes, " quelle pédagogie negative" j'espère au moins que vous avez cedé votre place à la vieille dame?

Écrit par : Diogènes | 09/12/2008

Monsieur,
Vos propos sont inadmissibles. Aucun enseignant qui a un poste à plein temps ne travaille que 22 heures par semaine. Vous ne pouvez ignorer cela. Les corrections, les préparations, les conseils qui prennent souvent des heures et des heures ainsi que toute l'administration dont s'occupe l'enseignant, les préparations des voyages d'études, les téléphones au parents le soir etc.
On sait bien, si l'élève réussit, c'est parce qu'il est intelligent et travailleur, s'il ne réussit pas c'est parce que l'enseignant est mauvais. En fait, pourquoi n'êtes-vous pas enseignant, puisque ce métier vous permettrait de travailler à 50% pour un salaire de 100% ?
Mettre tout sur le dos des enseignants c'est un peu facile. Est-ce lui qui est responsable si l'élève ne fait pas ses devoirs, s'il vient sans ses affaires en classe, s'il gâte les cours et traîne en ville, si les parents divorcés n'arrivent plus à s'ccuper de leurs bamabins, car trop préoccupés de se refaire une vie.... etc ?
Je crois vous devriez d'abord un peu réfléchir avant d'accuser les enseignants.

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 10/12/2008

"Johann, vous vous tapez trois mois et demi de vacances par année, "

Je ne suis pas enseignant (ni gendarme...), mais je défend ces deux professions. A force de leur taper dessus, les gens ne les respectent plus et on voit le résultat. Les gamins eux aussi ne vont plus respecter l'école, ni la police.

"les parents ne font que un mois, et doivent laisser les enfants seuls!!"

Il y a des tas d'activités possibles pendant les vacances.

"Vous travaillé 22 heures par semaine, eux 40 heures."

Je crois que Marion à répondu là-dessus bien mieux que je ne saurais le faire.
Vos commentaires outre qu'ils sont à côté de la plaque manifestent de la pure jalousie. C'est si typiquement suisse...

C'est l'histoire d'un paysan polonais. Il va pêcher. Il attrape un poison. Ce dernier lui dit:

"Si tu me relâches, je fais qu'un de tes voeux s'accomplisse."

Le paysan polonais: "D'accord, marché conclu!"

"Bien, quel est ton voeu?"

"Je veux que mes vaches produisent assez de lait pour moi et ma famille."

Même histoire avec un paysan allemand:

Le paysan allemand: "D'accord, marché conclu!"

"Bien, quel est ton voeu?"

"Je veux que mes vaches produisent plus de lait que celles du voisin."


Même histoire avec un paysan suisse:

Le paysan suisse: "D'accord, marché conclu!"

"Bien, quel est ton voeu?"

"Je veux que les vaches de mon voisin, eh bien, elles crèvent!"

Voilà où nous en sommes avec des énergumènes de votre espèce.

"J'allais oublier, vous avez changé de chaine et pour avoir raison vous mettez des questions et vous vous donné la réponse. Seulement que votre sorte d'avenir est joué, car on va vers la privatisation de l'école, "

Seulement dans vos rêves. A Bâle le même projet s'est fait magnifiquement blackbouler par les votants. La population a confiance dans les enseignants avec qui ils sont en contact. Ce sont des personnes dévouées qui j'en suis sûr aiment leur métier. Encore ne faudrait-il pas les en dégoûter.

"est inevitable portant que des profs. pour cacher leur incompetance donneront la faute aux autres."

Jusqu'à preuve du contraire et jusqu'à l'étatisation de l'éducation des enfants (programme développé par Hitler), cette éducation des enfants passe par les parents. Or trop d'entre eux démissionnent.

"Même quelle vulgarité dans vos lignes, " quelle pédagogie negative" j'espère au moins que vous avez cedé votre place à la vieille dame?"

Non, je n'ai pas pu, parce que tout le temps du parcours j'étais debout. Il faudrait que le bus ou le tram soit à moitié vide pour que j'envisage d'occuper une place assise, ce qui n'était pas le cas.

Avec des enfants-rois comment voulez-vous obtenir le moindre effort d'apprentissage par la suite?

Excellent message d'André Langaney ce jour sur pisa. Enfin quelqu'un qui prend un peu de recul et qui ne cherche pas à instrumentaliser les résultats pour faire avancer sa cause, que celle-ci soit bonne ou mauvaise. Et c'est bien ce que je disais, personne ne s'est donné la peine de prendre connaissance des questions...

Marion, en tant qu'enseignante, je serai curieux de connaître le résultat du "test du NON" que je propose ci-dessus. Si vous pouvez poser les deux questions à vos élèves...

Une autre question pour les élèves: "Qu'est-ce qui est plus important pour vous, l'école ou xxx?"

le "xxx" est à remplacer au choix par "le football", "la télévision", "l'ordinateur", "la console de jeu", etc.

Je pense que face à la démission des parents, l'école ne sera pas citée comme plus importante. Avons-nous à faire actuellement à des élèves amateurs ou à des élèves professionnels?

Et une dernière:

Combien d'élèves ont la télévision dans leur chambre?

Écrit par : Johann | 10/12/2008

Les débats sur l’école en France (en Suisse aussi ?) prennent souvent un ton passionné et agressif où chacun se réfère à ses croyances et à ses choix idéologiques.

Ce thème capital pour l’avenir de nos sociétés mériterait pourtant une approche beaucoup plus rationnelle et, pour les enseignants, professionnelle.

La mission essentielle de l’école est de permettre aux élèves d’acquérir solidement et durablement des connaissances, des habiletés et des compétences. Cela, me semble-t-il, fait consensus ou devrait le faire.

Dès lors la seule question qui vaille réellement est celle de la pédagogie à mettre en œuvre pour remplir correctement cette mission. Des travaux récents se sont intéressés aux enseignants efficaces et à leurs pratiques de classe. Les techniques efficaces d’enseignement sont maintenant répertoriées sous le nom de pédagogie explicite.

Il ne reste plus qu’à les faire admettre dans les organismes qui forment les enseignants. Mais ce n’est pas le plus facile. En effet, beaucoup de formateurs ou d’enseignants, pris dans la routine de leurs habitudes et la quiétude de leur confort intellectuel, ne sortent pas du constructivisme pédagogique. Et ce, bien qu’il soit patent aujourd’hui que ses pratiques erronées et obsolètes aient mis en ruine les systèmes éducatifs de nos pays en l’espace d’une trentaine d’années.

La raison et l’intelligence doivent donc reprendre le dessus dans la question de l’École. La pédagogie explicite est certes jeune mais son efficacité a été validée par des recherches portant sur des centaines de classes et des milliers d’élèves. Il est urgent maintenant que la pédagogie explicite soit connue et reconnue…

Pour plus de renseignements, voir le site de “La 3e voie…” : http://3e.voie.free.fr/

Cordialement

Écrit par : Bernard Appy | 12/12/2008

Mais quelle aine, quelle rage pour me repondre. Marion vous m'êtes sympatique, mais j'était enseignant après avoir quité le privé, et célà pendant quelques années avant de prendre enfin la retraite. Pour moi entre le privé et l'enseignement il n'y a pas de place pour la photo, c'est du jour à la nuit. Dans le privé sa bosse. La fatigue, c'est comme le chuwyn-gum, il n'y a pas de mesure de longueur. Johann surtout ne melangé pas la police avec les enseignants. Nous avons une des meilleures police du monde, et une de plus mauvaises écoles d'Europe. Avec votre histoire de la pêche vous mais faites rire. Connaisez vous l'histoire des deux lions qui se sont échapés d'un zoo, ils se sont séparés et ils se sont donnait rendez vous pour une année plus tard. Lors de cet rendez vous un des lions était tout maigre, car il avait beaucoup de dificulté à trouver la nourriture. L'autre était bien gras. Comment tu fait? lui demande son copain. Regarde je me suis profilé au DIP, et chaque jour je manche un employé soit prof. au pas et ils ne se sont encore rendu compte.

Écrit par : Diogenes | 14/12/2008

@ Johann, vous ne m'avez pas compris et en plus vous me traité d'énergumène, de pedagogie négative. Et mais sortez toutes ses phrases insultantantes " rechauffées" vous insinué même entre lignes de me traiter d'Hitlerien. Le comble, célà c'est vraiment un insulte pour moi, je vous le pardonne car vous n'êtes sensé de connaître le parcours de ma vie. Doit je vous rappeler qu'il ny a plus des cours de civisme. Une passerelle allant vers un cicle, toujours bouchée par des voitures mal garées ( l'histoire clasique desautomobilistes qui ne veulaient pas marcher 50 métres ) les adolescents sauttent par dessus le capot de la voiture génanante, parents des éleves du cicle reçoivent une lettre de la direction du cicle ( normall on pourrait dire ) mais il y a un os, même deux. Le doyen n'a cru nécessaire de rélever les No. des plaques des voitures habituellles et envoyer un dossier à la Police, il trouvé peut-être plus Pédagogique asermoné les parents. Il a omis de dire que lui même chaque jour en sortant de l'école il brulé carrement le Stop si aucune voiture arrivé dans ce moment. Peut-être que célà faisait partie de la Pédagogie Positive. Mais les éleves de cet cicle le savaient tous par le bouche à oreille ou par portable.J'ai répondu à sa lettre en lui faissant la remarque et jamais je ne reçu de réponse. Je vous demande un peut de retenue et d'arrêter les insultes. Si je vous dit mon opinion su le temps de travail des prof. jamais j'ai employé des mots grosiers. La grosierté ne donne forcement raison. J'ai jamais proné l'enfant roi, bien au contraire j'ai dit que les notes doivent être justes et sevéres. Un enseignant ne doit pas avoir peur d'un avocat. Votre syndicat est assez fort pour contacter une police d'assurance que avoir aussi des avocats en cas de litige, comme les automobilistes. Mais ils n'ont pas le droit moral de se cacher derrière ses phrases mil fois répetées.

Écrit par : Diogenes | 14/12/2008

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