09/06/2008

L'école primaire et ses directeurs

93  DIRECTEURS A L'ECOLE PRIMAIRE

Une décision à la « soviétique »
Ou la démocratie à la façon Charles Beer

Dans un communiqué de presse au mois d’avril on nous a annoncé la nomination de 93 directeurs en lieu et place des 25 inspecteurs à l’école primaire, ainsi que la disparition de la fonction des maîtres principaux ……

A l’ordre du jour du prochain Grand conseil (semaine du 9 juin) figure un projet de loi du Conseiller d’état en charge du DIP inscrivant dans la loi les directeurs à la place des inspecteurs.

Cette loi doit être votée par le Grand Conseil, mais les directeurs ont déjà été engagés….

Cherchez l’erreur ! Est-ce que les députés du GC se font mener par le bout du nez par le chef du DIP et ses « souffleurs »?

Etonnant tout de même.

Pour ma part je trouve cela outrageant.

Commentaires

Bien sûr que les députés se font mener par le bout du nez. M. Follonier l'a même avoué lors d'une récente émission "Genève à Chaud" de M.Descaillet. Alors voilà que d'un air innocent il vient clamer son mécontentement... pourtant il y a bien longtemps que l’Arle a tiré la sonnette d’alarme à propos de cette immense aberration (voir le site www.arle.ch). Notamment par l’intermédiaire d’un « Invité » de la Tribune de Genève que voici :

ANDRÉ DUVAL, PRÉSIDENT DE L'ARLE, ASSOCIATION REFAIRE L'ÉCOLE | 15 FÉVRIER
2008

Ecole primaire: à quoi bon 94 nouveaux
directeurs?


Charles Beer, président du Département de l'instruction publique, a jugé que les
inspecteurs de l'école primaire en fonction étaient surchargés. Pour y remédier, il adécidé de frapper un grand coup en annonçant «une réforme historique». En quoi consiste-t-elle? Notre ministre entend quadrupler les forces administratives en nommant pas moins de 94 directeurs d'établissement pour la rentrée 2008, en lieu et place des 25 inspecteurs actuels. Ces derniers eux-mêmes n'en demandaient pas tant, limitant leurs ambitions à 42 postes supplémentaires.
Il aurait été plus utile, plus efficace et moins coûteux d'augmenter les forces du corps inspectoral en doublant leur effectif. Aujourd'hui, le chef du Département ne parle que d'un simple «toilettage» de la loi, soustrayant par cette manoeuvre un exorbitant réaménagement à la vigilance du Grand Conseil. Tout a été annoncé au pas de charge à la fin du mois de novembre 2007. Ni la Commission de l'Enseignement du législatif genevois, ni la Conférence de l'Instruction Publique n'ont été informées au préalable. Les députés sont donc mis devant le fait accompli sans même avoir pu examiner sérieusement le bien-fondé de cette mesure aventureuse étonnamment soutenue par la SPG (Société Pédagogique Genevoise).
Voyons les conséquences de ce coup de force pour l'enseignement public. La
question du coût de l'opération, en premier lieu: Charles Beer annonce qu'elle sera financée par des réallocations internes. Cette trop commode solution laisse
incrédule lorsqu'on sait qu'il s'agit de rémunérer près de 90 postes de cadres
supérieurs en classe 23 ou plus. Sans compter la nomination de 5 directeurs de
région, de maîtres adjoints (ou doyens) et de secrétaires. On imagine sans peine les incidences de cette folle politique d'engagement sur le budget 2009.
Autre exemple de précipitation du Département: faute de temps, il ne se donne pas les moyens d'évaluer des expériences pilotes comme celle des REP (Réseau
d'Enseignement Prioritaire) lancées en 2006, ainsi que l'exige la loi. Pourtant, le DIP annonce d'ores et déjà l'extension et la généralisation du processus.
Enfin, on rappellera salutairement aux contribuables que l'école publique genevoise est l'une des plus hiérarchisées et bureaucratisées du monde. Est-il bon d'aggraver la situation en prévoyant un directeur pour 16 classes, soit environ 320 élèves du primaire alors que le canton de Vaud, en comparaison, n'en compte en moyenne qu'un pour 1000 élèves?
Au soir de la votation sur les notes, le 24 septembre 2006, Charles Beer proclamait qu'«on ne pourra plus lancer de grandes réformes sans consulter le peuple». Mieux, dans la Tribune de Genève du 6 décembre 2007, il ajoutait: «La confiance ne se décrète pas, elle se construit».
Aujourd'hui, on est malheureusement bien loin de ces bonnes résolutions.
Il est d'autres actions à entreprendre, bien plus profitables aux enfants de l'école primaire, plutôt que de charger la pyramide administrative. C'est du moins l'avis de l'ARLE (l'Association Refaire l'Ecole) et de ses sympathisants, qui jugent au contraire urgent d'allouer les énormes ressources financières et humaines, si soudainement dégagées, à la création de mesures d'appui innovantes et performantes pour les élèves en difficulté scolaire. On les attend toujours.

André Duval

Écrit par : Duval | 11/06/2008

Une décision à la « soviétique » Ou la démocratie à la façon Charles Beer. Après avoir sommé de retirer l'IN 134 (sans succès) , il a fait passer son contre-projet hier soir au GC, très fumeux et qui n'apportera rien aux problèmes de l'école secondaire.

Non moins soviétiquement, il a placé ses soldats dans les postes de cadre du primaire, faisant fi de la lettre et de l'esprit de l'IN 121, acceptée à 76%.

Beer doit rendre des comptes à la polutaion et non à son petit clan, ce pour des fins personnelles!

P. S. Ce message n'a rien de cathartique; il se veut informatif.

Écrit par : Micheline | 13/06/2008

Ecrit par : Micheline Pace | 14.09.2008

@ André Duval & Micheline

Impressionnant les PDC !

Ils font de la pub pour Didier Bonny en se servant
des bons services de Pierre Ronget, adversaire po-
litique de Thierry Cerutti - et d'Alain Charbonnier,
qui semble largué...

Lire le blog

http://alerte.blog.tdg.ch/archive/2008/08/22/rdv-est-pris-avec-pierre-ronget.html

Écrit par : carabin | 14/09/2008

14.09.2008
Politique et prédation suite et fin
Par Pierre Béguin



Je le jure, j’avais décidé de parler d’autre chose. Mais la récente actualité – un débat, vendredi dernier au 7-8 de Radio Cité – m’incite à revenir une dernière fois sur ce sujet.

La création par Charles Beer d’une centaine de postes de directeurs dans l’enseignement primaire (avec la centaine de secrétaires en bonus et les cinq super directeurs dont les postes n’ont pas même été mis en concours) est, du point de vue pédagogique, tout à fait incompréhensible, pour ne pas dire d’une incroyable sottise: avec trois neurones et une once de bon sens, n’importe qui comprendra que, vu le manque de moyens, il eût été plus rentable pour l’efficacité de l’enseignement de renforcer le personnel sur le terrain (alors que, en réalité et malgré les dénégations de l’intéressé, pour financer ces postes, on a une nouvelle fois ponctionné les forces vives). Décision aberrante au plan pédagogique, et délire technocratique fort coûteux: alors que les anciens inspecteurs avaient près de 80 classes sous leur responsabilité, les nouveaux directeurs n’en ont qu’une vingtaine dans leur placard doré. Quatre fois moins de travail pour une paie bien supérieure! Le paradis! Merci qui?

Mais Charles Beer, ne l’oublions pas, n’est pas un pédagogue, loin s’en faut, c’est un politicien. Ses décisions ne sont donc pas pédagogiques mais politiques. Et sur ce plan, force est de reconnaître que celle dont nous parlons se justifie pleinement: une centaine de directeurs choyés, couvés, invités à des repas, bref à la solde du chef pour appliquer une politique que la population a refusée clairement et pour soutenir une réélection qui, finalement, seule compte. Gageons que l’élu quittera alors le Département de l’Instruction Publique qui ne l’intéresse guère pour un autre moins exposé. A cette fin, qu’il laisse derrière lui un marasme n’est qu’un dommage colatéral. De même, c’est dans cette seule logique politique qu’il faut comprendre l’incroyable silence de la droite libérale (elle pourtant si prompte d’habitude à s’en offusquer) face à ces dépenses aussi somptuaires qu’injustifiables.

De plus en plus, nos démocraties font la part belle à la prédation politique (avec G. Bush, les républicains américains ont poussé très loin cette logique). Certes, nous n’en sommes pas là à Genève (encore qu’avec le scandale de la BCG, nous avons fait un grand pas dans cette direction…) Mais force est de constater que, dans le domaine politique, les plus intelligents tirent les ficelles et évitent désormais de s’exposer, seuls les seconds couteaux, à quelques rares exceptions, montent au créneau. Et leur première préoccupation est d’y rester, par tous les mensonges. La plupart du temps, leur action est inutile, parfois même elle est désastreuse pour les départements dont ils ont la charge, toujours elle coûte très cher au peuple (les actuels conseillers d’état à Genève sont, à une ou deux exceptions, des représentations quasi emblématiques de ce postulat). Et pourtant, le citoyen continue de placer ses attentes dans le politique comme on attend l’amour ou Godot. Parce qu’il faut bien croire – en l’occurrence en l’idéal démocratique (moi-même qui vous écris sur le ton de la dérision, il m’arrive de croire en François Longchamp pour sauver le DIP, c’est vous dire si je rêve!)

Une chose est sûre: depuis vingt ans que ce département subit les attaques de ses prédateurs politiques, depuis vingt ans que les partis en font le siège et qu’ils s’acharnent à grands coups de bélier sur les portes de l’Institution pour en laisser entrer le clientélisme, on se demande parfois comment l’édifice tient encore debout. Peut-être faudra-t-il un jour se résoudre à en remercier les enseignants? Mais faites vite! La génération résistante part en retraite. L’hallali est proche. Le DIP tel que vous l’avez connu aura bientôt cessé d’exister et le retour sur terre sera rude pour la plupart des citoyens. Nantis mis à part…








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« Depuis vingt ans que ce département subit les attaques de ses prédateurs politiques, depuis vingt ans que les partis en font le siège et qu’ils s’acharnent à grands coups de bélier sur les portes de l’Institution pour en laisser entrer le clientélisme, on se demande parfois comment l’édifice tient encore debout. »

Mais Pierre, l’édifice ne tient plus debout depuis belle lurette, il est en lambeaux, dépecé, mais tout le monde fait comme si rien n’avait changé. Il est là le jeu : donner tête la première dans l’irréalité, faire semblant que tout continue alors qu’on a vidé l’enseignement de sa substance, qu’on a mutilé les élèves par les réformes, qu’on a transformé les professeurs en assistants sociaux et qu’on les a contraints au gardiennage, qu’on a piétiné toute autorité au motif qu’elle contredisait la liberté de l’élève. Tu te souviens, Pierre,tu te souviens : "apprendre à apprendre ", "mettre l'élève au centre", et toutes les inepties qu'il a fallu supporter.

Et nous récitons de concert le grand texte collectif : on va améliorer les choses, on va harmoniser les programmes, le bien est inévitable puisqu’on installe des critères de qualité ! Et si par hasard le réel montre encore le bout de son nez, s’il continue à bouger un peu, on a tout un arsenal de remèdes pour l’anesthésier tout à fait : la secte de Temple scolaire débarque de la Fapse avec son long cortège d’inepties, et tous ces branleurs du verbe trouvent de nombreuses bouches qui colporteront la bonne nouvelle partout où des oreilles ne demandent qu’à entendre que l’école va bien, elle va de mieux en mieux, et que ceux qui s’en inquiètent sont des réacs, des fachos, de fort mauvais sujets mâtinés d’élitisme.

Ecrit par : Jean Romain | 14.09.2008

@ A JEAN ROMAIN ET LES AUTRES....Un ptit lien...amusant...plein de nostalgie.... ;-)))))))))


http://www.charlesbeer.ch/portrait_presse_1.php

Ecrit par : COMITE ALERTE | 14.09.2008

@comite alerte

Beer champion de judo en 2005 selon PD,
mais il a pris 75 % dans le nez en septembre 2006.

Et s'il s'en prenait encore une... ce serait mérité...

Ecrit par : Dédé | 14.09.2008

Écrit par : Aux armes Genève ! | 14/09/2008

14.09.2008
Politique et prédation suite et fin
Par Pierre Béguin



Je le jure, j’avais décidé de parler d’autre chose. Mais la récente actualité – un débat, vendredi dernier au 7-8 de Radio Cité – m’incite à revenir une dernière fois sur ce sujet.

La création par Charles Beer d’une centaine de postes de directeurs dans l’enseignement primaire (avec la centaine de secrétaires en bonus et les cinq super directeurs dont les postes n’ont pas même été mis en concours) est, du point de vue pédagogique, tout à fait incompréhensible, pour ne pas dire d’une incroyable sottise: avec trois neurones et une once de bon sens, n’importe qui comprendra que, vu le manque de moyens, il eût été plus rentable pour l’efficacité de l’enseignement de renforcer le personnel sur le terrain (alors que, en réalité et malgré les dénégations de l’intéressé, pour financer ces postes, on a une nouvelle fois ponctionné les forces vives). Décision aberrante au plan pédagogique, et délire technocratique fort coûteux: alors que les anciens inspecteurs avaient près de 80 classes sous leur responsabilité, les nouveaux directeurs n’en ont qu’une vingtaine dans leur placard doré. Quatre fois moins de travail pour une paie bien supérieure! Le paradis! Merci qui?

Mais Charles Beer, ne l’oublions pas, n’est pas un pédagogue, loin s’en faut, c’est un politicien. Ses décisions ne sont donc pas pédagogiques mais politiques. Et sur ce plan, force est de reconnaître que celle dont nous parlons se justifie pleinement: une centaine de directeurs choyés, couvés, invités à des repas, bref à la solde du chef pour appliquer une politique que la population a refusée clairement et pour soutenir une réélection qui, finalement, seule compte. Gageons que l’élu quittera alors le Département de l’Instruction Publique qui ne l’intéresse guère pour un autre moins exposé. A cette fin, qu’il laisse derrière lui un marasme n’est qu’un dommage colatéral. De même, c’est dans cette seule logique politique qu’il faut comprendre l’incroyable silence de la droite libérale (elle pourtant si prompte d’habitude à s’en offusquer) face à ces dépenses aussi somptuaires qu’injustifiables.

De plus en plus, nos démocraties font la part belle à la prédation politique (avec G. Bush, les républicains américains ont poussé très loin cette logique). Certes, nous n’en sommes pas là à Genève (encore qu’avec le scandale de la BCG, nous avons fait un grand pas dans cette direction…) Mais force est de constater que, dans le domaine politique, les plus intelligents tirent les ficelles et évitent désormais de s’exposer, seuls les seconds couteaux, à quelques rares exceptions, montent au créneau. Et leur première préoccupation est d’y rester, par tous les mensonges. La plupart du temps, leur action est inutile, parfois même elle est désastreuse pour les départements dont ils ont la charge, toujours elle coûte très cher au peuple (les actuels conseillers d’état à Genève sont, à une ou deux exceptions, des représentations quasi emblématiques de ce postulat). Et pourtant, le citoyen continue de placer ses attentes dans le politique comme on attend l’amour ou Godot. Parce qu’il faut bien croire – en l’occurrence en l’idéal démocratique (moi-même qui vous écris sur le ton de la dérision, il m’arrive de croire en François Longchamp pour sauver le DIP, c’est vous dire si je rêve!)

Une chose est sûre: depuis vingt ans que ce département subit les attaques de ses prédateurs politiques, depuis vingt ans que les partis en font le siège et qu’ils s’acharnent à grands coups de bélier sur les portes de l’Institution pour en laisser entrer le clientélisme, on se demande parfois comment l’édifice tient encore debout. Peut-être faudra-t-il un jour se résoudre à en remercier les enseignants? Mais faites vite! La génération résistante part en retraite. L’hallali est proche. Le DIP tel que vous l’avez connu aura bientôt cessé d’exister et le retour sur terre sera rude pour la plupart des citoyens. Nantis mis à part…








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« Depuis vingt ans que ce département subit les attaques de ses prédateurs politiques, depuis vingt ans que les partis en font le siège et qu’ils s’acharnent à grands coups de bélier sur les portes de l’Institution pour en laisser entrer le clientélisme, on se demande parfois comment l’édifice tient encore debout. »

Mais Pierre, l’édifice ne tient plus debout depuis belle lurette, il est en lambeaux, dépecé, mais tout le monde fait comme si rien n’avait changé. Il est là le jeu : donner tête la première dans l’irréalité, faire semblant que tout continue alors qu’on a vidé l’enseignement de sa substance, qu’on a mutilé les élèves par les réformes, qu’on a transformé les professeurs en assistants sociaux et qu’on les a contraints au gardiennage, qu’on a piétiné toute autorité au motif qu’elle contredisait la liberté de l’élève. Tu te souviens, Pierre,tu te souviens : "apprendre à apprendre ", "mettre l'élève au centre", et toutes les inepties qu'il a fallu supporter.

Et nous récitons de concert le grand texte collectif : on va améliorer les choses, on va harmoniser les programmes, le bien est inévitable puisqu’on installe des critères de qualité ! Et si par hasard le réel montre encore le bout de son nez, s’il continue à bouger un peu, on a tout un arsenal de remèdes pour l’anesthésier tout à fait : la secte de Temple scolaire débarque de la Fapse avec son long cortège d’inepties, et tous ces branleurs du verbe trouvent de nombreuses bouches qui colporteront la bonne nouvelle partout où des oreilles ne demandent qu’à entendre que l’école va bien, elle va de mieux en mieux, et que ceux qui s’en inquiètent sont des réacs, des fachos, de fort mauvais sujets mâtinés d’élitisme.

Ecrit par : Jean Romain | 14.09.2008

@ A JEAN ROMAIN ET LES AUTRES....Un ptit lien...amusant...plein de nostalgie.... ;-)))))))))


http://www.charlesbeer.ch/portrait_presse_1.php

Ecrit par : COMITE ALERTE | 14.09.2008

@comite alerte

Beer champion de judo en 2005 selon PD,
mais il a pris 75 % dans le nez en septembre 2006.

Et s'il s'en prenait encore une... ce serait mérité...

Ecrit par : Dédé | 14.09.2008

Écrit par : Aux armes Genève ! | 14/09/2008

@ Carabin : hello, je n'ai pas écrit "@ Micheline et Duval"....!!.... Mais très bien dit pour le reste.

Écrit par : Micheline Pace | 14/09/2008

L’ INVITÉE

Directeurs d’école primaire: le débat pédagogique en danger
En nommant 93 directeurs dans les écoles primaires, M. Beer veut: «rapprocher l’autorité scolaire pour rendre l’école plus efficace». Si une hiérarchie trop éloignée de sa base peut induire des problèmes de communica­tion, une hiérarchie trop proche perd son autorité et génère des conflits. D’après les anecdotes qui circulent dans les écoles, ceux-ci pointeraient déjà à l’horizon… Comment les directeurs pourront-ils à la fois stimuler les équipes enseignantes, assu­rer la gestion administrative et évaluer les enseignants ? Quel enseignant osera s’expri­mer face à son supérieur si l’institution impose «un débat constructif» ?

Pour qu’il y ait débat, ne faut-il pas des libertés qui puissent s’exposer et se con­fronter sans enjeu de pouvoir ou de domi­nation? Par conséquent, loin de favoriser le dialogue professionnel, les directeurs as­phyxieront encore davantage le débat péda­gogique, déjà bétonné par le fameux «de­voir de réserve» des enseignants.

Un autre effet de cette réforme est qu’au moindre conflit dans les écoles, on sera enclin à faire appel au directeur. Ce recours à une autorité – qui est là, «sous la main» – peut paraître à première vue un avantage institutionnel, mais il va exacerber en fait les réactions émotionnelles et éroder l’auto­rité de l’enseignant.

Du reste, n’est-il pas surprenant que, sur un territoire exigu comme celui de Genève et à une époque où des techniques d’échange s’exercent dans une immédiateté qui réduit les distances (téléphone, fax, ordinateur), l’encadrement de proximité de­vienne un argument politique décisif qui justifie qu’on lui consacre tant d’argent ?

Car donner aux directeurs entre 113 500 fr. et 156 000 fr. par an (classe 24) n’est pas rien! Ce traitement peut être plus élevé que celui d’un Professeur Chargé de cours à l’ Université de Genève (classe 23). Point n’est besoin d’être économiste pour saisir que la somme consacrée aux direc­teurs mange une part non négligeable du budget éducatif.

Incontestablement M. Beer a la compé­tence, en tant que Chef du Département de l’instruction publique, d’organiser son Dé­partement comme il l’entend. Il est libre aussi de disposer de son budget dans les limites de l’enveloppe votée par le Parle­ment. Néanmoins, nombreux sont les ci­toyens qui déplorent que M. Beer n’ait pas profité de la diminution des effectifs au primaire pour cibler d’autres priorités qu’une augmentation des structures hiérar­chiques.

Aussi, la nomination de directeurs d’école – qui s’est faite dans la hâte - ne constitue pas, comme l’affirme M Beer (voir «L’ Invité», Tribune du 6 septembre), un «progrès incontestable» et une «démarche de modernisation».

D’ailleurs où est la modernité? Cette expérience de directeurs d’école n’a-t-elle pas déjà été tentée à Genève en 1930? L’histoire des réformes scolaires (et les historiens de l’éducation le savent!) est une histoire qui bégaie.

Sur ce point, à Genève tout particulière­ment, on a l’habitude de voir les réformes scolaires qui lassent, qui passent et qui cassent… Il n’est donc pas exclu que la réforme de M. Beer, qu’il qualifie lui-même de «réforme historique», soit balayée par son successeur qui ambitionnera de «mo­derniser le système scolaire».



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MICHÈLE ROULLET
DOCTEUR EN SCIENCES DE L’ ÉDUCATION SPÉCIALISTE DE L’ HISTOIRE DE LA PENSÉE PÉDAGOGIQUE
« L’histoire des réformes scolaires (et les historiens de l’éducation le savent!) est une histoire qui bégaie
»

Écrit par : Michèle Roullet, enseignante enfantine à Malagnou | 05/10/2008

mere de 5 enfants de 19 a 4 ans ma fille age de 8ans frequente lecole de jac dalphin a carouge avec son petit frere de 4 ans jai du demainde une derogasion pour change decole deja l`anne dernier a causse de de problenne que nous avans renconte tout au long de l`anne et cella a causse des problemmede sante de ma fille de 8ans (epilepsie)elle etai souvant agresse par des eleve de son age et plut grand (etrangle,en luit pigue son goute et punie par la maitesse)et jai etai souvant convocai ,jai parle au responsable de l`ecolle en leur dison que si ma fille et agite parfoit que cela et du surement au efait secondere lie au teraitement quel avai pour son epilepsie mai rient ma change et en changant decole je croie que tout ces probleme alley disparaitre helas tout a recomence pire elle et souvant aqresse par ses camarade de classe et meme par une maitresse un constat etai fait par son pediate pour une blesure elle a eu en se faison pouse par terre par une maitresse qui qarde a la reqreation ,jai etai aussi menasse par un papa dune eleve de sa classe de poursuite il se dit avocat ,jai avertie la directrisse madame roux de tout des problemme et elle ma repondu quil ya plein davocat dant l`ecole son faire acune demarche ,ma fille vient de me dire que ses camarade continue lagresse en lui dison parceque tu et noir .et pour cella jai decide a partire de lundi de garde mes enfants a la maison ton que toute cette histoir ne sera pas resolue ,je suis fatique et cella fai un moment que sa dure son que personne intervien surtou que le pediatre le psycho_terapeute et la repetitrisse qui vient 1 par semaine dise que ma fille va bien .merci de maide a trouve une solution et denvoie un inspecteur sur place je suis sure quil ya daute enfants victime comme la mienne merci.

Écrit par : djakou | 08/05/2009

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